Mesure la hauteur de ton esprit à l'ombre qu'il projette

Jean :

 

 

Sa mère était une amie d'enfance de Victor-Lévy Beaulieu et c'est un peu la faute de l'écrivain si Jean a quitté l'école si jeune.  Le barbu lui apprenait pas mal de choses.  Il lui racontait ses histoires de fou, et il a été celui qui lui a donné le goût des livres.  Quand il venait lire ses feuillets d'un genre bien particulier à la mère de Jean, VLB amenait toujours avec lui une nouvelle aventure, au coeur de laquelle Jean se perdait, le temps de la lecture faite à sa mère...

[...]Et elle souriait toujours quand l'écrivain repartait de chez eux.  De cette époque et de la présence de VLB dans son enfance, Jean a conservé deux choses: le souvenirs d'instants de bonheur inaltérable et un amour des livres et du cinéma qui ne le quittera jamais.  

 

Michel Vézina, Asphalte et vodka, Québec Amérique, 2005, p. 15-16

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