Tracer
le mot silence
et
le briser.
Quelle
tresse possible entre le silence
la
musique la parole ?
L’ignorance
face au réel
qui
pousse à fouiller la langue
cette
maladie incurable
dont
nous serions amers et amoureux
en
vertige
comme
des mains cherchent furieuses
une
chose dans le vide
n’existant
que dans l’orage de la tête.
Et
parfois en extraire un éclair
qui
danse au creux de la paume
bouleverse
et fuit
donne
mais échoue encore.
Laisse
entrer l’air froid dans la pièce
et
de la même façon en toi une musique.
Avec
ta solitude elle te réconcilie
elle
irrigue ta cassure
elle
te donne un effacement.
Une
musique
certes
au plus vrai du réel
et
en dessous, perdu, un silence
qui
nous unirait à la source du dehors ?
Écarte
cette antique et belle chimère.
Avec
ta misère souveraine
approche.
Le
silence
qui
n’est peut-être
qu’un
vœu.