I
Elle attend
tout l'automne
devant la porte désignée
-la porte interdite dit-elle-
des oiseaux s'impatientent
errante dans sa tête
le vacarme continue
autour de son banc
plumes et sacs noirs miroitent
amadouent l'enfance
II
Des
fous de théâtre
ce printemps
déversent clés accessoires et masques
au creux de ses bras
elle apprend alors
presque à rebours
l'immensité de l'univers
elle découvre maux et scintillements
lien entre les signes des humains
éclat de l'exploration
III
En plein été
la lumière pétrit sa conscience
elle abandonne la nuit glaciale
désormais elle demeure à l'affût
du bon côté de la porte
orné d'air de feu
-la porte inédite dit-elle-
pierres d'attente
ses pas ne sont plus isolés
épaules
et sang écrivent sa présence