Attendre
grand
espace vide
attendre la montée
la descente
les
rivages
ne se rejoignent guère
guérir
des couleurs
psychédéliques
les
carrelages glissent
les
couloirs s’assombrissent.
Attendre
grandes
heures lisses
attendre l’ouverture
la fermeture
les
nœuds
ne se dénouent guère
pourfendre la douleur
anarchique
les
heures s’évadent
les
corridors se rétrécissent
les
images froissent
la mémoire.
Attendre
sur une
plage d’astrakan
sur
quelques lignes tracées
attendre
en vain
que revive le passé.