Attendre

grand espace           vide

attendre         la montée

                        la descente

 

les rivages

            ne se rejoignent guère

guérir des couleurs

psychédéliques

 

les carrelages glissent

les couloirs s’assombrissent.

 

 

Attendre

grandes heures        lisses

attendre         l’ouverture

                        la fermeture

 

les nœuds

            ne se dénouent guère

pourfendre la douleur

anarchique

 

les heures s’évadent

les corridors se rétrécissent

les images froissent

            la mémoire.

 

 

Attendre

sur une plage d’astrakan

sur quelques lignes tracées

 

attendre en vain

que revive le passé.

Nora ATALLA