c'est
dans le débordement de l'indécence
que
nous trouvons l'espace de vivre
et
rien ne peut plus nous contraindre
à
l'étroitesse d'esprit
nous
voyons large au grand jour
les
yeux plus grands que la pensée
et
dans le regard de l'immensité à revendre
nous
avons largué notre ombre
notre
démesure est à notre mesure
tout
dans le sens de l'infinitude
de
la beauté qui fait mal
et
du désir qui est fleur du graal
quand
je dis nous j'écris je en vous
et
je me répands dans l'univers
comme
une équation sidérale
une
théorie d'irrelativité
je
ne crois plus en rien
sinon
en la mort
toujours
vivante en soi
et
ajustée selon chacun
le
nirvana dans le rictus pressé
comme
une chanson d'Elvis
avec
des tremblements de jambes
dans
la voie lactée
la
danse de St-Guy de l'éternité
une
crise d'épilepsie dans le satori
où
même dieu est un compromis raisonnable
il
faut haïr toute religion de masse
et
s'inventer soi-même une foi
dans
le dérèglement dans tous les sens
aussi
bien uniques qu'à l'envers du décor
un
ticket dans le pare-brise de l'absolu
et
plus rien ne va qui vaille
l'existence
est mise au parking
extérieur
rue nuit
over
and out
je
suis l'autre
donc
je pense
ad
infinitum