Mers intérieures

 

Le Cri de Munch 
Plonge dans vos yeux
L’eau noire glace tout votre corps

Le désarroi assèche votre bouche
La peur s’ancre en vous
Stigmate indélébile

Vous coulerez à pic
Sans grâce
C’est votre seule certitude

Mais la chimie distillée 
À la fois transparente 
Et si trouble
Noie la bête


Et puis leurs gestes 
Leurs sourires
Une oasis de compassion

Et vos larmes enfin

Louise BLOUIN