Ville
Maquette
de désirs nombreux, inconciliables
Grande
nappe pour festin improbable
Tu
es un autobus rempli de banquettes arrière
Et
tu longes le fleuve
Chemin
troué vers des jardins confidentiels
Parsemés
de mouchoirs herbeux
Traduis-tu
les murmures incessants Ville
Les
berces-tu aimes-tu la musique
Des
semelles innombrables cuir talons métal peau
Sur
tes côtes ta colonne tes os
Etre
rugissant espace bruissant
Beauté
mal fagotée souriant le long des terrasses
En
adolescente irrésistible qui prétend à l’avenir
Es-tu
notre mort annoncée
Ou
une fête qui jamais n’arrive
Grise
à l’année féconde parfois
Tu
nous convies tu nous sommes
Et
nous buvons
À
ton vernissage permanent
Mireille
CLICHE