Sa
plume trempée au coeur de son âme,
Lacéré
dans ses chairs au fond de ses heurts,
Il
écrit de sa vie, les passions et les Amours
Dans
l'angoisse de ses revers.
De
sa triste vie jonchée par de longs déserts
Où
souventefois il doit en façonner la trame
Aux
confins de ses espoirs déchus,
Il
grave l'illusion de l'aurore matinale.
Et
quand dans la nuit déserte résonne l'esprit,
Il
invente le verbe !
Il
voyage dans l'océan de nos misères
Le
coeur trop occupé à vivre l'escarpement
De
nos frénésies et ainsi d'y déposer
Sur
un brin d'éternité,
l'ardeur ostensible
Qui
peut-être nous montrera la lumière
Dans
l'éloignement de nos ombres habitées.
Ainsi
toujours poussé vers de nouveaux fantasmes,
Ce
peintre littéraire dessine sur nos rivages
D'étranges
et profonds miroirs sous des formes
Insolites,
où le rêve désabusé se lasse de l'amour qu'on
invente.
Tourmenté
par de vils désirs, son coeur succombé cherche
Inlassablement
sa voix dans un infini meilleur;
Quand
soudainement l'inflexion de la chair pose sa plume
Meurtrie
sur les récifs exaltants de nos saisons.
L’infernale
pensée où s'entrechoque le verbe
Trouve
encore le repos dans l'inextinguible poésie !