Couloir
des pensées effacées,
Noire
géométrie des profondeurs,
Gouffre
du vide,
Un
rien désagrégé s’écrase, désarticulé.
L’absence
a perdu ses repères et se cogne au
manque.
Où
est le où?
Le
lieu n’a plus lieu d’être,
L’espace
s’est affranchi de l’esclavage du
temps,
Mon
moi navigue hors de moi, étranger
Autre
sans l’être; autre sans être?
La
falaise a basculé l'en moi
L’absence
gît, étalée, sans enveloppe,
Hors
matière, hors matrice.
Le
sens est répandu sans plus de cohérence,
La coagulation du lien s’est figée au
plus bas.
Claude
SINIOLS