COMMUNIQUÉ

Le jour autrement  par France Boucher

 

France Boucher signe ici son cinquième recueil aux Écrits des Forges, après Tournoiements des désirs, paru en 2007. Le jour autrement arpente avec subtilité les voies du temps à travers un esprit voyageur, des évocations ferroviaires et la présence, en filigrane, d’une nature – animale, végétale et minérale – faisant écho aux émotions premières.

 

«Bras parallèles

en pleine nuit

une voie ferrée siffle

et brûle

tout près des neurones

(...)

Rampes sublimes

comment vivre le jour

autrement»

 

Divisé en trois sections, Le végétal tapisse les repères, Nous sommes partout et Ces étangs de lumière, Le jour autrement nous livre la mise en image d'un parcours intérieur vers l'essentiel.

 

À quelques pas

en amont

la chute respire avec fracas

une femme y puise

quotidiennement

l'essence du monde

même l'humilité initiale

 

 

L'auteure.  France Boucher, poète (Le temps au passage, L'espoir autour du cou, Sur l'échiquier en émoi, Torbellino de deseos/ Tournoiement des désirs), chroniqueuse littéraire (dans les revues Poésie au Québec, Arcade), vit à Montréal. En  2010, elle a publié, en collaboration avec Christine Tellier, une anthologie de poèmes pour la jeunesse, Si je devenais nuage.

 

-30-

 

 

TU NOUS MANQUES DÉJÀ, JACQUELINE…

Amadou Lamine Sall

poète

Lauréat des Grands Prix de l’Académie

        Je devais passer t’embrasser ce lundi 11 juillet après avoir longuement tenté, encore et encore, de te convaincre de t’accrocher, parce que nous avions besoin de toi, de ton compagnonnage, pour que l’art, la poésie et la beauté ne meurent. Faut-il révéler ici au monde ce que je venais également t’apporter, et qui t’avait fait tellement de bien quand je te l’ai appris au téléphone ? Il faut cacher le mal et donner en exemple le bien. La correspondance est du 4 juillet 2011. Elle porte le n° 03437. Elle est adressée au sommet de l’État à Madame le ministre d’État en charge de la Culture. Celui qui la signe écrit ceci : « En effet, j’ai accordé au couple LEMOINE une allocation mensuelle afin de lui permettre de mieux faire face aux aléas de la maladie et de l’âge. Je vous demande de vous rapprocher de Monsieur le Secrétaire Général de la présidence de la République afin que le logement occupé par Madame LEMOINE soit le plus rapidement pris en charge par la Direction du Patrimoine Bâti de l’État ». Senghor, Abdou Diouf comme Abdoulaye Wade, ont veillé sans relâche, avec une telle noblesse, à ce que Lucien et toi soyez heureux et protégés de tout manque. La vérité, tout simplement, est que vous avez tout donné au Sénégal. Et votre pays vous le rendait par ses trois Chefs d’État, comme une vraie reconnaissance institutionnelle nationale. Un pays doit croire et protéger ses propres artistes.

           C’est tout le peuple sénégalais qui te pleure aujourd’hui, ma si chère bien-aimée Jacqueline.

           Pour ma part, aucun mot, aucun verbe, aucun temps ne saurait conjuguer l’amour que je vous porte, Lucien et toi. Vous m’avez beaucoup, beaucoup donné. Je vous dois, comme à Senghor, d’être devenu le poète que je suis et qui, chaque jour, tente de devenir un vrai poète. Vous m’avez appris une leçon fondamentale alors que j’avais à peine 25 ans: toujours travailler, toujours douter mais toujours croire qu’être un poète est possible un jour.

          Chaque matin quand tu te réveillais, tu priais pour mourir, car Lucien te manquait. Nous savons tous, en effet, combien ton époux te manquait. J’en mesurais personnellement la douleur et le vide qu’il laissait chez toi et chez moi. Oui, vous étiez bien, comme couple, l’oiseau d’une seule aile. Votre culture littéraire et artistique forçait partout le respect. Votre couple créait l’émotion.

           Je me sens bien seul maintenant. Un cycle s’achève. Avec la disparition de Senghor, Jean-Brière, Roger Dorsinville, Joseph Zobel, Félix Morisseau Leroy, Zavier Orville, Abdou Anta Ka, Maurice Sonar Senghor, Doura Mané, Douta Seck, Omar Seck, et d’autres compagnons de la lumière, une mémoire se referme peu à peu pour laisser place à des tombeaux ineffables et constellés que le temps et les siècles porteront loin dans l’histoire. Un autre temps de l’art sera-t-il possible ?

          Va Jacqueline, toi mon amie, toi qui m’as toujours prêté l’oreille de ton cœur, toi qui tenais éveillée la flamme de la poésie et du théâtre, toi à la voix sereine mais d’amplitude dont le Théâtre Sorano restera orphelin, malgré ce qu’a été ta retraite studieuse et vivante sur les planches.

        Tu auras ajouté à ton nom et à ce qui sera désormais ta légende, tous les records d’affection et de respect, comme à l’image de ces figures religieuses qui nous ont montré dans la hargne immobile de leur vertu, leur générosité et leur force dans la foi, que ce qui reste après la mort et qui survivra toujours est un visage tourné vers le soleil, un héritage d’actes qui contribueront à installer les hommes dans l’excellence et la grandeur.

       Tu n’étais pas seulement une artiste. Tu étais l’art même.

       Si le bonheur pour toi était de ne jamais te séparer de Lucien ni sur terre ni au ciel, alors tu es désormais comblée. Sois heureuse avec Lucien et puissiez-vous partager le lit du Seigneur. Vous voilà de nouveau ensemble, cette fois-ci installés dans l’immortalité. Pour toujours.

      Pour moi, le jour se lève et je ne vois pas le soleil.

 

 

Pétition en ligne

Pour donner un avenir à la bibliothèque Gaston-Miron

 

 

L’incertitude entourant l’avenir de la bibliothèque Gaston-Miron, à la Délégation du Québec à Paris, a fait l’objet de nombreux commentaires et soulevé de vives inquiétudes. Le 23 mars dernier, la présidente de l’UNEQ, Danièle Simpson, adressait une lettre à la ministre des Relations internationales, madame Monique Gagnon-Tremblay, afin de lui faire part de la préoccupation de l’UNEQ quant à la menace qui pèse sur la plus importante collection de livres québécois en Europe.

 

Il existe maintenant une pétition en ligne que nous vous invitons à signer, réclamant un soutien accru à cette institution. La bibliothèque Gaston-Miron dispose d’une vaste sélection de titres, soit près de 17 000 ouvrages et plusieurs collections complètes de revues sur le Québec. Il faut mentionner que la bibliothèque doit se battre avec un élément affectant lourdement sa fréquentation : elle se trouve à l’arrière de la cour de la Délégation générale. Les promoteurs de la pétition écrivent : « [ ] loin des quartiers animés de Paris, la bibliothèque Gaston-Miron, en dépit des efforts de ses différents responsables au cours des années, n’a jamais pu relever le handicap de sa localisation ».

Pour plus d’information et pour signer la pétition, rendez-vous sur le site Internet Pétitions24.

 

 

 

 

Les animaux font ça. Nous, on écrit des poèmes.

Gregory Lemay, Le roman de l'été, Leméac, 2007, p. 78

 

Bonjour Vous,

 

Lettres québécoises se meurt (sans doute) et tout le monde s'en fout...

 

Il semble que, politico-showbiznissement parlant, on n'ait d'yeux ces temps-ci que pour le projet de loi C-32 et que l'on passe sous silence les coupures qui ont eu lieu à Patrimoine canadien. Pourtant, le geste du gouvernement Harper de retirer ses subventions à toutes revues tirant à moins de cinq mille exemplaires représente un véritable coup de massue administré directement sur les fondations même de notre culture.

 

Une revue comme Châtelaine a reçu en 2010 deux fois la subvention maximale (800 000$ - une fois pour sa version anglaise, une fois pour sa version française) alors que quarante-quatre des quarante-cinq revues membres de la Sodep, qui tirent à moins de cinq mille exemplaires et qui ne commandaient en moyenne que 20 000$ par année, ont été évincées du programme de Patrimoine canadien!

 

Quelles sont ces revues? Des revues spécialisées. Et donc, à première vue, des inutilités. Genre Espace, qui parle de sculpture. Ou Art le sabord, qui fait, entre autres, dans les arts visuels. Ou encore Lettres québécoises... C'est tout cela qui est menacé par les nouvelles dispositions du gouvernement Harper.

 

L'immense majorité des gens que je connais ignorent l'existence de revues comme Inter ou Esse. Mais l'immense majorité des gens que je connais se targue d’appartenir à une culture qui est propre à ce pays, distincte. Cette culture, c'est aussi, nécessairement, ces disciplines où nous devons développer notre savoir-faire, et ce savoir-faire doit avoir un lieu pour pouvoir s'épanouir. Or, ça ne saute peut-être pas instantanément aux yeux du profane, mais, pour créer un écosystème propre à cet épanouissement, il faut au Sujet certains appendices. De la même manière qu'il faut à un organisme vivant des poumons, il faut à certains milieux des revues.

 

Et c'est elles – ou eux, si on poursuit l’analogie - qui sont directement attaquées par le changement de régime à Patrimoine canadien.

 

Cette mesure fait un bien plus grand dommage aux nations francophones du Canada que n'a fait de bien la reconnaissance de la nation québécoise par le gouvernement Harper. Je parlais récemment avec Gaston Bellemare, du Festival International de poésie de Trois-Rivières, pour ma prochaine chronique « Célébration ». Ce ne sera pas dans mon article, mais le membre fondateur des Écrits des Forges m'a fait remarquer alors qu'avec ces coupures, toutes les nations étaient traitées, pour une fois, trop équitablement. « Oui, qu'on soit huit millions ou vingt-cinq millions de personnes, me disait-il, l'horizon est toujours de cinq mille copies... » (Il a avoué tout de suite que son propos, éclairant, était démagogique; pour ma part, un mois plus tard, je cherche encore ladite démagogie, mais c'est sans doute que je suis un peu idiot...)

 

Vous n'êtes pas un esprit chagrin. Pourtant, j'imagine déjà des gens me dire que ces revues spécialisées relèvent d'un autre siècle. Mais je ne retrouve pas ces revues (ni même sous une quelconque forme mutantifiée) sur les interwebs (où j'ai pourtant un site sur la littérature québécoise...) J'imagine ces mêmes esprits chagrins philosopher et se dire que les revues ne sont pas éternelles... Ne voient-ils pas que nous sommes pourtant en présence d'un véritable génocide culturel où toutes sont passés à la hache, sans distinction de discipline et de pertinence?

 

Les différentes revues touchées réagissent différemment. Certaines vont publier moins de numéros; d'autres, moins de pages et, à terme, j'imagine que plusieurs vont disparaître... À Lettres québécoises, il nous est demandé de trouver nous-mêmes, parmi nos amis, cinq nouveaux abonnés et d'en abonner un sixième de notre poche. Ainsi, les collaborateurs rempliront 25 % du nombre total de nouveaux abonnés dont la revue a besoin afin de combler le vide laissé par l'abandon des subventions fédérales.

 

Or, je n'ai pas d'amis. Du moins, je ne connais pas un proche qui serait intéressé à feuilleter cette revue. Tout cela est pathétique, je sais bien...

 

À 42$ le feuillet, il faut être un intégriste de la littérature pour écrire dans Lettres québécoises... Personnellement, si j'y écris, c'est parce que je ressens le besoin de me distancier de la Bête en moi. Je suis tombé, jadis et par hasard, dans une littérature québécoise que je méprisais d'avance et j'y suis resté parce que, finalement, je la trouve captivante. Aujourd'hui, j'appartiens à un des derniers médias (à la masse ou non) qui s'applique à diffuser le propos et l'existence de cet Art noble, et ce média est désormais à son tour menacé.

 

Alors je vais abonner quelqu'un de mon entourage qui ne lit pas, m'amputer ainsi un peu de mon ridicule salaire et attendre l'année prochaine, où je vais sans doute apprendre, au train ou vont les choses,  que ma revue cessera ses activités...

 

D'ici là, j'aimerais que les gens comprennent que leur pays, quel qu'il soit, ne peut exister sans un soutien minimal de l'État aux institutions culturelles, aussi bête et plate une telle assertion puisse-t-elle être. Et, du même coup, j'aimerais que le gens comprennent que la position du gouvernement Harper se résume à : « Si vous croyez en votre nation, soutenez vous-mêmes votre culture, parce que votre gouvernement ne le fera plus pour vous ».

 

C'est un ultimatum.

 

Ce que le Georges W. Bush du Nord nous dit est donc : « Vous êtes avec votre culture ou vous êtes contre votre culture! » « Acheter, c'est voter », disait Laure Waridel. « Acheter, ce n'est d'abord qu'exister », répond sinistrement Stephen Harper.

 

C'est dire que, si vous vous aimez, vous vous devez maintenant d'acheter une revue culturelle, en plus de toutes vos autres obligations ordinaires.

 

Je sais ce que vous pensez, je pense pareil.

 

Bonne année 2011 quand même.

 

 

 

Sébastien Lavoie

Chroniqueur, Lettres québécoises

« Tout », lire.ca

Webmestre, mouvances.ca

 

(Pour s'abonner à Lettres québécoises, c'est ici, mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin...  

 

Voir aussi l'éditorial d'André Vanasse

 

 
Soutenir un poète vivant ! 

Vous me connaissez poète-photographe, savez-vous que la photographie est aussi mon métier ? Je cherche de nouveaux clients.

Expérimenté, le contact facile, me déplaçant volontiers, je réalise des photos pour des catalogues d’objets et de décoration, des prises de vues de personnages pour le monde de la mode et du spectacle, des portraits VIP pour la presse et l’entreprise.

Vous côtoyez des professionnels qui ont besoin de photos ? Je peux répondre à leurs besoins, mettez-nous en contact ! Retour poétique garanti...

Voici en cadeau un "rimage" amoureux, à savourer seul ou en bonne compagnie, un 14 février par exemple...
Bien à vous,

Roland Lagoutte

http://www.rolandlagoutte.fr

 

 

 
COMMUNIQUÉ - Pour diffusion immédiate

 

Le 2 juin dernier, le gouvernement conservateur déposait le projet de loi C-32 pour la modernisation de la Loi sur le droit d’auteur. Plusieurs nouvelles exceptions, la plupart sans rémunération, sont prévues. Le site www.cultureequitable.org se veut un point d’information et de mobilisation. Vous y trouverez une pétition ainsi qu’une lettre que vous pourrez faire parvenir au député fédéral de votre circonscription (avec copie à Messieurs Stephen Harper, Tony Clement et James Moore). Quelques clics vous permettront de rappeler à nos élus que la culture doit être protégée.

Je vous invite à faire circuler tant dans vos réseaux respectifs que sur
Facebook, Twitter, etc.

Cordialement,

Caroline Lacroix
Responsable des communications et des services aux titulaires de droits

c.lacroix@copibec.qc.ca

Copibec
(514) 288-1664, poste 242
Sans frais : 1-800-717-2022

 

 
COMMUNIQUÉ - Pour diffusion immédiate

 

SI JE DEVENAIS NUAGE

ANTHOLOGIE À DÉCOUVRIR ET À COLORIER

-POÉSIE POUR ENFANTS-

 

 

 

 (Trois-Rivières, octobre 2010).Si je devenais nuage. Anthologie à découvrir et à colorier donne à lire à un jeune public, de façon interactive, trente poèmes choisis dans trente recueils d'auteurs différents. Pour célébrer la poésie, fête du langage, des sens et de l'imaginaire, les poèmes sont accompagnés de dix dessins à colorier. L'enfant peut ainsi «traduire en couleurs» ses diverses impressions.

Si je devenais nuage s'avère donc une sorte de passeport pour le monde de la poésie. Sans aucun doute, cette anthologie originale saura séduire les enfants de tous les âges et «les immerger dans un univers de couleurs, de parfums, de saveurs et d'émotions.».

Les poèmes sélectionnés mettent l'accent sur «des thèmes familiers et accessibles» aux jeunes, comme la nature, le quotidien, l'amitié, l'espoir, etc. De plus, les poèmes illustrent «la transparence du vocabulaire», la richesse des sonorités, des images et du rythme.

De Robert Baillie à Yolande Villemaire, sans oublier Gatien Lapointe et Rina Lasnier, pour ne nommer que ceux-là, on retrouve avec bonheur  dans Si je devenais nuage des poèmes qui surprennent «par leurs diversités formelle et stylistique». L'Anthologie à découvrir et à colorier frappe aussi par la présence de poètes «de différentes générations des Écrits des Forges».

France Boucher et Christine Tellier souhaitent grandement «semer la poésie dans l'imagination des plus jeunes». Par ailleurs, Si je devenais nuage éblouira sûrement un large public, entre autres ceux et celles déjà curieux de la poésie québécoise!  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France Boucher, poète (Le temps au passage, L'espoir autour du cou, Sur l'échiquier en émoi, Torbellino de deseos/ Tournoiement des désirs), chroniqueure littéraire (dans les revues Poésie au Québec et Arcade), et aussi  anthologiste, vit à Montréal.

 

 

Christine Tellier, docteure en littérature, essayiste (Le discours sur l'Autre: étrangeté et utopie –dans l'ouvrage collectif Le journal Le Canadien, puis Jeunesse et Poésie, De l'ordre du Bon Temps aux Éditions de l'Hexagone) et anthologiste (Six poètes romantiques), vit à Kirkland.

 

En  2004, France Boucher et Christine Tellier ont codirigé le numéro de la revue Arcade sur Le sacré.

 

54 pages

Novembre 2010

 

Écrits des Forges: 992-A, rue Royale, Trois-Rivières (Québec) G9A 4H9

Téléphone: 819-840-8492      Télécopieur: 819-840-8492

Site WEB: ecritsdesforges.com      Courriel: ecritsdesforges@gmail.com

 

 

Nobel de la paix

 

Liu Xiaobo est né le 28 décembre 1955 à Changchun, dans la province de Jilin de parents intellectuels et communistes. Son père enseigne à l'université, puis dans une académie militaire. Liu Xiaobo fait partie de la première génération qui accède à l'université en 1977 à l'issue de la révolution culturelle. Liu a reçu un Baccalauréat en arts en littérature à l'Université de Jilin en 1982 et une maîtrise de l'Université normale de Pékin en 1984.
Après la remise de ces diplômes, Liu a rejoint la faculté à l'Université normale de Pékin et a obtenu un doctorat de cette université en 1988. Il était un chercheur invité de plusieurs universités dont l'Université d'Oslo, l'Université d'Hawaï et l'Université Columbia. Il revient à Pékin au printemps 1989.

Liu a été détenu, arrêté et condamné à maintes reprises pour ses activités politiques pacifiques, y compris sa participation dans les Manifestations de la place Tian'anmen en 1989 à Pékin où il a fait une grève de la faim en solidarité avec les étudiants.
En 1996, Liu Xiaobo est condamné à trois ans de travaux forcés pour avoir critiqué le Parti communiste chinois. Il critique également, dans ses œuvres, la culture chinoise, pour lui trop soumise au pouvoir.
En 2003, Liu Xiaobo est devenu président de l'Independent Chinese Pen Center, un organisme basé en Suède.
Depuis 2003, Liu Xiaobo a maintes fois soutenu l'administration Bush pour son rôle dans la guerre en Irak. Il estime que le bushisme est la façon la plus efficace de traiter les états immoraux dans le but de promouvoir la liberté et la démocratie. Selon lui, « sous la puissance dissuasive du bushisme, le dictateur Khadafi a commencé à abandonner le mal pour le bien » et « l'espoir d'une paix israélo-palestinienne a surgi après la mort du vieux terroriste Arafat. »
Le 22 mars 2008, lors des troubles au Tibet, Liu Xiaobo et 29 intellectuels chinois ont lancé un appel pour demander à leur gouvernement d'infléchir sa politique au Tibet, en soutenance à l'appel à la paix du dalaï-lama. Il dénonce alors également la brutalité policière au Xinjiang : arrestations arbitraires, exécutions et menaces de mort.

Reporters sans Frontières, un groupe qui promeut la liberté de la presse, a honoré l'écrivain chinois Liu Xiaobo du titre de « défenseur de la liberté de la presse ». Ancien professeur de l'Université Normale de Pékin, M. Liu est président du Centre chinois Indépendant PEN, une association d'écrivains qu’il décrit comme dévoué à la protection de liberté d'expression et à la défense d'écrivains souffrant de la répression gouvernementale.
En s'exprimant pour une société ouverte en Chine, dit Vincent Brossel de Reporters sans frontières, Liu Xiaobo continue à risquer sa liberté personnelle : « Il fait face à un vrai risque. Il a combattu pour la liberté d'expression pendant des années. »
Liu Xiaobo a été formellement arrêté le 23 juin 2009 sur suspicion d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’état. » Le 25 décembre 2009, Liu Xiaobo a été condamné à 11 ans de prison pour subversion. C'est la peine la plus lourde qui a été donnée pour cette infraction qui a été créée en 1997. Il a décidé de faire appel.

 

d'après Wikipédia

Le Nobel de la paix au dissident chinois Liu Xiaobo (Le Devoir)

 

 

Coupes fédérales inacceptables

Coupes fédérales : les revues culturelles en péril

 

Depuis la série de coupes amorcées en 2008, le gouvernement Harper continue de saborder des programmes essentiels à la survie des organismes culturels.

 

C’est maintenant au tour du ministère du Patrimoine canadien de priver la majorité des revues culturelles québécoises d’une aide à l’édition, en remplaçant le Fonds du Canada pour les magazines (FCM) par le Fonds du Canada pour les périodiques (FCP). Ce qui devait être une refonte de programmes s’est conclu, dans les faits, par une mutation idéologique inacceptable. Désormais, Patrimoine canadien ne se souciera plus des publications à petit tirage; il soutiendra « l’industrie du magazine ».

 

La Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) dénonce vivement les critères d’admissibilité du nouveau FCP. Parmi ses 44 membres, lesquels publient les plus importantes revues culturelles de langue française au pays, 75 % sont exclus du programme « Aide aux éditeurs », tout simplement parce qu’ils vendent moins de 5000 exemplaires par année, peu importe leur périodicité, leur mandat ou la qualité de leur contenu.

 

Le budget du FCP, en vigueur depuis le 1er avril, s’élève à 75,5 millions de dollars, dont 72 millions sont consacrés à l’aide aux éditeurs. Les magazines canadiens à grand et moyen tirage, qui comptent sur des revenus publicitaires substantiels, peuvent recevoir jusqu’à 1,5 million par année. Mais rien, ou presque, pour les revues à petit tirage, ces revues qui diffusent notre littérature, commentent nos productions théâtrales ou analysent notre cinéma. Pour aider les 44 membres de la SODEP réunis, il suffisait pourtant d’un budget de 800 000 $, soit près de la moitié d’une subvention accordée à un grand magazine! Et que dire de l’argent que les éditeurs de revues culturelles retournent néanmoins au gouvernement, par la TPS payée sur les coûts de production de leur revue, celle perçue sur les ventes de numéros, des abonnements et leurs impôts?

 

La pérennité et la diversité des revues culturelles seront mises en péril par les décisions de Patrimoine canadien. Quand des revues culturelles disparaissent, ce sont des espaces de réflexion qui disparaissent avec elles, un patrimoine écrit qui meurt. Elles servent souvent de tremplin aux futurs journalistes et écrivains qui y font leurs premières armes. Permettre à ces revues de subsister, c’est créer les conditions d’émergence de la relève.

 

Patrimoine canadien souhaite-t-il vraiment préserver notre culture ou cherche-t-il à bâillonner nos écrivains et penseurs? Que l’argent du patrimoine revienne au patrimoine et que les publications de qualité reçoivent leur juste part.

 

La SODEP et ses membres demandent à tous ceux et celles qui tiennent à la survie des revues d’art, de littérature, de théâtre, de cinéma, d’histoire, de patrimoine et d’idées, de faire circuler cette lettre pour protester contre la décision inique de Patrimoine canadien.

via la Sodep

 

 

Regard sur un nouveau monde.

Le récent essai de Madeleine Ouellette-Michalska, Imaginaire sans frontières, nous saisit dès les premières lignes. On reconnaît d’emblée cette auteure pour qui intelligence et sensualité, loin d’être antinomiques, servent le propos choisi.

 

La table des matières annonce clairement des préoccupations qui débordent les frontières des lieux habités. Avec talent et passion, l’auteure établit d’heureux rapprochements entre écrire, lire, voyager, pratiques permettant de s’ouvrir à un monde intérieur ou extérieur nouveau, de découvrir des territoires inconnus, une atmosphère, des coutumes et des identités autres. Et tout cela nous met en présence de l’Autre, l’étranger fascinant dont on souhaite se rapprocher.

 

Mais Madeleine Ouellette-Michalska nous rappelle fort à propos, qu’à l’aube du XXIe siècle, il arrive souvent que l’Autre nous rejoigne sans que l’on ait à se déplacer. Les mouvements de population dus à la mondialisation, aux guerres, aux catastrophes naturelles, nous placent de plus en plus souvent en présence de gens venus d’ailleurs. Ici et ailleurs, des inquiétudes s’éveillent pluralistes, qui impose à la fois tolérance et vigilance, ouverture et continuité?

 

Parmi les sujets abordés, l’accélération de l’Histoire et l’expansion de la cyberculture qui entraînent d’importantes mutations socioculturelles, l’érosion des mémoires collectives, la fragilité des littératures périphériques et des pays de faible population, les dessous des accommodements raisonnables, la peur liée à la résurgence du monde arabe dans les sociétés occidentales, le voile intégral considéré comme un drapeau ou un simple accessoire vestimentaire.

 

C’est à ces questions et à d’autres encore que M.O. Michalska, qui a déjà publié plus d’une vingtaine de livre comprenant des essais retentissants (L’échappée des discours de l’œil, L’amour de la carte postale : impérialisme culturel et différence, L’autofiction et le dévoilement de soi) tente de répondre. Mêlant à la fois incidents, événements d’actualité, souvenirs et analyse, l’auteure propose des pistes de réflexion pertinentes et fouillées. Et son écriture empreinte de profondeur, et de sensualité, est une délectation presque charnelle tant ses mots nous atteignent.

 

L’auteure a déjà travaillé au Maghreb. La vision qu’elle nous donne du désert saharien reste inoubliable. Imposant «le souci de l’être et l’ascèse du détachement», «les sables sans signes» restent les gardiens «du pacte de l’attente et de la soif». Gardiens du vide, de l’absence, de la mort qui rôde. «Et cependant, conclut-elle, quelques grains de sable composent une vie. Ils sont ce livre qui m’occupe depuis des mois».

 

Rachel Dumais.

 

 

Opération Claude Robinson

Claude Robinson est un citoyen du Québec, créateur et illustrateur, qui lutte presque seul depuis 15 ans contre des multinationales sans scrupules de l’industrie du cinéma et de la télévision qui ont volé et exploité son travail.

Nous sommes un groupe composé d’amis de Claude, de travailleurs culturels et de citoyens de divers horizons. Nous considérons que les choses ont assez duré et nous désirons donner un appui concret à notre ami, collègue et concitoyen. Il y a des limites à regarder un confrère se démener seul et pratiquement sans ressources devant une brochette de “bandits à cravate et à jupon” disposant d’un budget intarissable. Ces limites ont été franchies. [...]

Explications ici, ici, ici, et ici

Aussi sur Twitter et Facebook

 

 

Urgence Haïti : La Croix-Rouge canadienne accepte les dons...

Urgence Haïti : La Coalition humanitaire accepte les dons...

Urgence Haïti : Médecins du monde accepte les dons...

 

 
Sur michelcollon.info - Investig'Action

SPECIAL HAITI : 
Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?


Emotion et solidarité partout dans le monde. Mais pourquoi tant de victimes ? La Nature est-elle seule en cause ? Au Japon, par exemple, les normes antisismiques dans la construction permettent d'éviter un tel désastre. Seulement, dans un pays aussi pauvre, cela paraît impossible. C'est donc aussi la pauvreté qui tue. 

D'où vient-elle ? Notre dossier spécial éclaire l'Histoire cachée d'Haïti. Et l'énorme responsabilité, ancienne et actuelle, des grandes puissances - surtout les Etats-Unis et la France - dans cette misère atroce. La solidarité nécessite une véritable info. Merci de faire circuler.


Michel Collon et l'équipe Investig'Action

(En raison des événements, notre newsletter habituelle est reportée à demain.)

Alí Ramón Rojas Olaya - Je souffre pour Haïtí
Qui sont ces Haïtiens ? Pourquoi sont-ils si pauvres ? Quelle Histoire nous a été cachée ?

Etant Dupain - La dette extérieure d'Haïti, une hypocrisie française
Le devoir de la France : rembourser ce qu'elle a volé

Camille Loty Malebranche - Haïti, le ventre des pauvres sous contrôle des ploutocrates  
Comment les USA ont pris le contrôle de ce que mangent les Haïtiens. Et de ce qu'ils ne mangent pas.

Louis Prefontaine - Haïti: la « malédiction » n'existe pas
"Ce n'est pas Dieu qui débarqua dans l'île en 1915 et l'occupa pendant vingt ans, ce n'est pas Dieu qui..." 

Fidel Castro - Les origines de la pauvreté de nos voisins  
Fidel démasque le duo Clinton et évoque les réalisations concrètes de la solidarité cubaine

Michel Collon - "Sans les esclaves, nous serions perdus!"
Un extrait du livre "Les 7 Péchés d'Hugo Chavez" montre comment et pourquoi la "démocratie française" a refusé l'émancipation des esclaves. Et les conséquences durent toujours...

 

 
Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca

Décès - Adieu Bruno Roy

L'écrivain Bruno Roy est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, emporté par une hémorragie cérébrale. Il avait 66 ans. 
L'écrivain avait subi un accident vasculaire cérébral (AVC) avant Noël. Hospitalisé à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, il allait mieux. Sa fille Catherine a confié à Radio-Canada.ca que son père était même sorti célébrer en famille les fêtes de Noël et du Jour de l'An. 
Toutefois, il n'a pu surmonter l'hémorragie de la nuit dernière. Il laisse dans le deuil ses deux filles. On ignore, pour le moment, quand et où auront lieu ses funérailles. 


Champion de la chanson
Bruno Roy a vu le jour le 16 février 1943. Il a été ce qu'on appelle un « orphelin de Duplessis ». Il était d'ailleurs le porte-parole et le président du Comité des orphelins et orphelines institutionnalisés de Duplessis (COOID) depuis 1994. Il avait aussi co-écrit la télésérie Les Orphelins de Duplessis 
Romancier, poète et essayiste, il avait décroché un doctorat en littérature de l'Université de Sherbrooke, avec une thèse sur la chanson québécoise. Dans son dernier opus, l'écrivain avait d'ailleurs colligé Les 100 plus belles chansons du Québec 
Outre sa carrière d'écrivain, Bruno Roy a mené une carrière d'éducateur. De 1976 à 1993, il a enseigné le français au Collège Mont-Saint-Louis. Il a présidé aux destinées l'Union des écrivaines et écrivains du Québec à deux reprises. Une première fois de 1987 à 1996 et une seconde fois de 2000 à 2003. 
Il avait publié une trentaine d'ouvrages, plus de 200 textes d'opinion et des poèmes dans divers journaux et revues. Certains de ses textes ou poèmes ont été traduits en anglais, en espagnol, en mexicain et en portugais. 
Pour l'actuel président de l'UNEEQ, Stanley Péan, l'oeuvre romanesque de Bruno Roy restera. 
Il a siégé au comité du Mouvement Québec français de 1987 à 1996. Il a été commissaire substitut (milieu culturel) à la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir du Québec. Il a fondé la première Maison des écrivains à Montréal. Il a été membre du comité d'implantation d'un cégep francophone dans l'Ouest-de-l'Île.


Prix 

bullet Médaille d'honneur de l'Association des écrivains de langue française (ADELF) pour le rayonnement de la langue française (1993)
bullet Prix Condorcet au nom du COOID pour sa contribution notoire à la promotion de la laïcité au Québec et à la défense de la liberté de conscience (1999)
bullet Création du Prix annuel Bruno-Roy destiné à encourager la relève littéraire chez les étudiants par le département des lettres du Collège André-Laurendeau (1999)
bullet Prix Félix-Antoine-Savard de poésie pour son texte Âmes partagées (1999)

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2010/01/06/003-bruno-roy-deces.shtml

 

 

PÉTITION ADRESSÉE AU PARLEMENT DU CANADA CONCERNANT LA DÉCLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

 

 

Chers amis,

 
Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel, symbole de la démocratie, affaiblie depuis plusieurs mois, a été condamnée à la résidence surveillée pour une durée d'un an et demi lors d'un procès-spectacle orchestré par un tribunal birman. 

Le sort d'Aung San Suu Kyi's n'est que la partie émergée de l'iceberg quant à la brutalité du régime birman qui repose sur 40 ans de meurtres, de torture, de viol de masse et de travail esclave.

Il est temps pour la communauté internationale de faire juger les généraux birmans. Avaaz lance un appel au Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour qu'il enquête sur les crimes contre l'humanité perpétrés par le régime. un jugement de culpabilité pourrait conduire à la poursuite des principaux généraux par la Cour Pénale Internationale. Cliquez sur le lien ci-dessous pour rejoindre cet appel et découvrez le projet de banderole que nous avons l'intention de déployer face à l'ONU pour lui demander d'agir:

http://www.avaaz.org/fr/jail_the_generals

Pendant les deux prochains mois, la Grande-Bretagne et les États-Unis partagent le siège influant de la Présidence du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Le Président Obama comme le Premier Ministre Brown ont eu des mots très durs à l'encontre du régime birman, C'est aujourd'hui la meilleure opportunité depuis des années de voir le Conseil de Sécurité agir dans ce dossier. 

Mais les États-Unis, la Grande-Bretagne et les autres membres du Conseil de Sécurité semblent traîner les pieds, craignant de s'opposer à la Chine, soutien incontournable de la junte birmane. Si l'appel donne lieu à une mobilisation mondiale, ils redoubleront d'efforts pour obtenir l'accord de la Chine, comme lorsque le Conseil décida d'autoriser des poursuites à l'encontre d'un autre régime soutenu par la Chine, à savoir le Soudan dans le dossier du Darfour. 

Les demandes d'enquête et de poursuites à l'encontre des Généraux birmans se multiplient. La pression augmente sur Obama et Brown alors que déjà des dizaines de parlementaires américains et anglais ont demandé une enquête. Un récent rapport de l'Université d'Harvard rédigé par de grands juristes internationaux révèle que l'ONU a déjà discrètement enregistré des cas concernant le recrutement forcé de dizaines de milliers d'enfants soldats, un million de réfugiés et de personnes déplacées, de nombreux de meurtres, torture, viol de masse et le déplacement forcé de 3 000 villages habités par des minorités ethniques -- autant que les cas rapportés du Darfour. Rejoignons-les dans cet appel pour que le régime réponde de ses actes : 

http://www.avaaz.org/fr/jail_the_generals

Tous les membres d'Avaaz ont répondu à l'appel et soutenu le peuple birman pendant le cyclone Nargis, pendant la répression massive du mouvement démocratique en 2007, et cette année nous avons été plus de 400 000 à demander la libération des prisonniers politiques. Aujourd'hui, si nous sommes suffisamment nombreux, notre action peut permettre à l'institution la plus haute du droit international de mettre finalement un terme à la dictature. Signez la pétition et envoyez-la à vos amis et votre famille pour adresser un message clair au Conseil de Sécurité des Nations-Unies montrant que le monde lui demande d'agir :


Avec espoir, 

Alice, Ricken, Brett, Graziela, Paula, Paul, Pascal et toute l'équipe d'Avaaz.



Sources:


Pour une analyse des raisons politiques de cette condamnation, voir:

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/08/11/aung-san-suu-kyi-placee-en-residence-surveillee_1227492_3216.html

Lire l'appel de 14 prix Nobel demandant à l'ONU d'enquêter sur les crimes en Birmanie: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/11/01011-20090811FILWWW00368-suu-kyi-14-prix-nobel-exigent-une-enquete.php

Accéder au rapport de l'université d'Harvard (uniquement en anglais): http://www.law.harvard.edu/programs/hrp/newsid=59.html

Consulter le rapport de la Commission d'Enquête sur le Soudan:

http://www.un.org/apps/newsFr/storyFAr.asp?NewsID=9888&Cr=Soudan&Cr1=Darfour&Kw1=darfour&Kw2=&Kw3

Pour lire la demande de Commission d'Enquête formulée par les parlementaires anglais, consulter le document (en anglais) ici:

http://edmi.parliament.uk/EDMi/EDMDetails.aspx?EDMID=38487&SESSION=899

Pour lire la demande de Commission d'Enquête formulée par les Sénateurs américains, consulter le document (en anglais) ici:

http://avaazmedia.s3.amazonaws.com/Obama UNSC COI Final 6-15-2009.pdf 

A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Boston, Genève, Buenos Aires et Rio de Janeiro. +1 888 922 8229

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Pour contacter Avaaz, écrivez-nous à info@avaaz.org. Vous pouvez aussi envoyer un courrier à notre bureau à New York:

857 Broadway, 3rd floor, New York, NY 10003 U.S.A. 


Si vous rencontrez des problèmes techniques, rendez-vous sur http://www.avaaz.org.

 

 

Procès injuste en Birmanie à l' égard du Prix nobel de la paix



 


L'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a comparu lundi matin à la prison d'Insein, à Rangoon. La séance a été ajournée après cinq heures de procédure.
Elle est accusé d'avoir violé les modalités de son assignation à résidence, ce qui pourrait lui valoir une peine de cinq ans de prison si elle est reconnue coupable.
La sécurité a été renforcée aux abords de la prison pour l'ouverture du procès. Des barbelés ont été érigés pour empêcher les manifestants venus appuyer l'opposante au régime de s'approcher du centre de détention. Des policiers ont photographié les protestataires et arrêté un sympathisant.
L'accès a également été interdit aux émissaires diplomatiques étrangers. Seul un représentant de l'ambassade américaine a été admis, car John William Yettaw, qui est à l'origine du procès, est également jugé et encourt une peine de prison.
Le ressortissant américain s'est invité sans autorisation préalable chez Aung San Suu Kyi, où il est resté deux jours. Il avait déjà tenté de s'introduire chez l'opposante, sans succès, en novembre dernier. Ses motivations demeurent nébuleuses.
Deux femmes de l'entourage de l'activiste politique sont aussi détenues et doivent être jugées.
Un procès décrié
Le procès intenté à Aung San Suu Kyi est vivement contesté, tant par la population birmane qu'à l'extérieur du pays. Barack Obama a réagi en rehaussant les sanctions contre l'ex-Birmanie. L'Union européenne se questionne sur la possibilité de faire de même.
Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, souhaite que la sentence soit « théorique ». Il qualifie le procès de la dissidente de « prétexte » et de « provocation ».
En effet, l'accusation portée arrive à un moment pour le moins opportun pour la junte militaire au pouvoir. La période d'assignation à résidence de l'opposante expire le 27 mai 2009. Si elle est reconnue coupable des charges qui pèsent contre elle, les généraux à la tête du pays continueront de réduire Aung San Suu Kyi au silence.
Des élections sont prévues au Myanmar en 2010 et une condamnation empêcherait l'opposante et chef de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de se présenter. Elle avait été déclarée gagnante lors des dernières élections, un résultat que la junte au pouvoir avait refusé de reconnaître.
La lauréate du Prix Nobel de la paix clame son innocence. Elle a admis avoir hébergé M. Yettaw, car elle a « eu pitié » de l'homme, qui avait des crampes aux jambes après avoir traversé le lac qui jouxte sa résidence.
La durée du procès est inconnue. Les autorités ont cité 22 témoins à comparaître contre Aung San Suu Kyi.

Sources : Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Site de la BBC et Site de l'Express

 

 

 

Programme du SIPoeF 2009Le CCF et la Maison de la Francophonie accueilleront la 3ème édition du Salon International des Poètes Francophones au Bénin (SIPoeF)

Les fêtes des poètes francophones du 02 au 15 mars.

Organisé par l'Association IMAFA-AFRIC de Amine Laourou

Du 02 au 07 mars, le printemps des poètes sera à l'honneur au CCF et à la maison de la francophonie. A travers une promenade poétique, vous découvrirez les textes des poètes invités exposés au CCF à la Maison de la Francophonie. En outre un marché francophone de la poésie vous propose une vente de livre de poésie animée par les éditions Nouvelle du sud de Paul Dakeyo. Nous aurons également un Vernissage le titre de l'expo proposée est "Martinique des Mornes"; il s'agit d'un regard martiniquais sur la vie rurale en Martinique.

Lundi 2 mars 15h : Atelier de traduction : Rencontre entre poète d'expression française et professeurs traducteurs Fon, Yoruba, Mina, Gun, Dendi, Bariba. Maison de la francophonie entrée sur invitation.

Mardi 3 mars 10h : Rencontre avec le Président de la République et le M.C.A.P.L.N

9h-12h : du 03 au 06 mars : Atelier d'écriture : avec Bruno Doucey. Salle d'atelier du CCF. Entrée sur inscription (Maximum 15 stagiaires).

- La formation des formateurs en animation d'atelier d'écriture - La formation des poètes - La formation des étudiants

15h : Projection vidéo par le CCF : Léopold Sédar Senghor " un long poème rythmé "

Un film de Béatrice Soulé. Fondation Zinsou. Entrée libre

17h 00 : Cérémonie d'ouverture : Paillote CCF. Entrée sur invitation

- Inauguration d'une exposition photographique de Philippe Bourgade dont le thème s'intitule ''Martinique des mornes'' :

- A travers une promenade poétique vous découvrirez les textes des poètes invités au SIPoeF

18h 00 : Conférence inaugurale : Hommage aux chantres de la Négritude

19h 15 : Trois Allocutions

19h 30 : Remise des prix d'encouragement.

19h 45 : Lancement d'une anthologie des poètes ayant participés au Sipoef 2008-2009

20h 20 : Cocktail offert par le Centre Culturel Français, accompagné d'un voyage poétique et musical avec les poètes Bruno Doucey de France, Nicole Cage-Florentiny de la Martinique et Amadou Lamine Sall du Sénégal sur fond sonore de Philip Laval à la guitare et Pierre Dorenlot au piano.

Mercredi 4 mars

9h à 12h : " Un jour, un poète, un établissement ". Concours de poésie thème : vivre avec nos différences. Collège C S Elitaire.

15h : le Café Poésie : Les poètes invités par le Sipoef vous feront découvrir leurs textes, nous aurons en prélude le musicien Pierre Dorenlot. Fondation Zinsou : Entrée libre.

17h : DUEL CRUEL : HIP-HOP/Poésie : Concours pour l'art de dire. Thème : " Vivre avec nos différences " Paillote CCF. Entrée libre. (Inscription au CCF).

20h 30mn : L'Egypte de Pharaon à l'honneur: Récital poétique " Ambre et lumière ", une création de l'écrivain poète Franco-Egyptienne résidant au Canada Mona Latif-AGHATTAS " De la poésie à la danse contemporaine ". Paillote CCF entrée libre.

19h : les Poètes dans la rue : Carrefour stade de l'amitié. Les poètes invités par le SIPoeF vous feront découvrir leurs textes sur fond musical de Pierre Dorenlot. Avec Philip Laval (France), Bruno Doucey (France), Louis Berthelom (France) Benjamin Franz (Haïti/Québec) Jean-Marc Zankpin (Côte d'Ivoire), Amadou Lamine Sall (Sénégal), Claudine Bertrand (Québec/Canada), Danielle Fournier (Québec/Canada), Amandou Elimane Kane (Sénégal), Farah Abdel Sater (Liban), Sophie Heidi KAM (Burkina-Faso), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique), Nicole Cage-Florentiny (Martique), Lambert Schlechter (Luxembourg), Corinne Larochelle (Québec/Canada), Tahar Bekri (Tunisie), Pascal Rebetez (Suisse), Françoise Coulmin (France), Stéphane Despatie (Québec/Canada) Gary Klang (Haïti/Québec), Salah Hamadi (Irak/France), Ernest Pépin (Guadeloupe), Nicolas Kurtovich ( Nouvelle Calédonie), Agnès Bassolé (Côte d'Ivoire), Jaleh Chegeni (Iran/France), Paul Dakeyo (Cameroun), Collette Leiman (Israél) , Fernando d'Almeida (Bénino-Camerounais), Mouna Latif Ghattas (Egypt/Québec), Andrée Lacelle (Québec/Canada), Hyam Yared (Liban), Chevarier Corinne (Québec/Canada), Cai Tianxian (Chine). Mohamed Bennis (Maroc) et l'ensemble des poètes béninois: Nouréini Tidjani-Serpos, Mahugnon Kapko, Jérôme Carlos, Louis-Mesmin Glèlè, Henri D. Hessou, Eric-Hector Houkpè, Dieudonné Adingbossou, Reine Oussou, Guy Ernest Kao, Eugène Gbededji, Alphonse Gbaguidi, Camille Amouro, Florent Hessou, Hilaire Dovonon, Fabien Fayomi, Césaire Gbaguidi, Hortense Mayaba, Carmen Fifamè Toudonou, Arlésienne Yémissi Fifamé Sovi, Roland Adekambi, Portos Saturnin Houeha, Patrice Tonakpon Toton, Karl Landry Azapke, Joseph Mousse, Jean-Paul Tooh-Tooh, Constantin Amoussou, Jasmin Ahossi-Guezo, Gérald Luc Mawuclo, Fréjus M. Apovo, Dona Maurice Zannou.

Jeudi 5 mars

9h à 12h : " Un jour, un poète, un établissement ". Concours de poésie thème : vivre avec nos différences. Collège Apkapka Centre.

15h : les Gueuloirs Poétiques Les poètes invités par le Sipoef vous feront découvrir leurs textes, nous aurons en prélude le poète musicien Philip Laval et le pianiste Pierre Dorenlot : Escale de la Diaspora Entrée libre.

15h à 18h : Stage au " décodage critique " Destiné aux écrivains francophones. Animé par le Prof Nouréïni TIDJANI-SERPOS, écrivain poète, romancier et critique littéraire. Auditorium CCF.

18h-30mn : Conférence thème : la poésie francophone Forces et Faiblesses : Animée par les écrivains le Prof. Bruno DOUCEY, le Prof. Amadou Lamine SALL , le Prof. Tahar Bekri, le Prof Nicole-Florentiny-CAGE, le Prof Andrée Lacelle et le poète Pascal Rébétez. Maison de la Francophonie entrée libre.

20h 30mn : le Club des Comédiens : " En rire(s) " Comédie - Humour – Slam- Poésie. Une rencontre autour du " rire " où des poètes professionnels et comédiens viennent donner voix à leurs propres textes ou des textes d'auteurs connus : Avec Philip Laval (France) , Eric-Hector Houkpè (Bénin), Bruno Doucey (France), Gratien Zossou (Bénin). Sergent Marcus (Bénin), Louis Berthelom (France), Tonton Max (Congo RDC), Alphonse Gbaguidi (Bénin), Benjamin Franz (Haïti/Québec) Patrice Toton (Bénin) Jean-Marc Zankpin (Côte d'Ivoire) , Amandou Elimane Kane (Sénégal), Farah Abdel Sater (Liban), Abalo Cokou Mindagbé (Bénin), Sophie Heidi KAM (Burkina-Faso), Constantin Amoussou (Bénin), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique) Charelle Hounvo (Bénin), Nicole Cage-Florentiny (Martique) : Paillote CCF entrée libre.

19h : les Poètes dans la rue : Carrefour place Lénine. Les poètes invités par le SIPoeF vous feront découvrir leurs textes sur fond musical de Pierre Dorenlot. Avec Philip Laval (France), Bruno Doucey (France), Louis Berthelom (France) Benjamin Franz (Haïti/Québec) Jean-Marc Zankpin (Côte d'Ivoire), Amadou Lamine Sall (Sénégal), Claudine Bertrand (Québec/Canada), Danielle Fournier (Québec/Canada), Amandou Elimane Kane (Sénégal), Farah Abdel Sater (Liban), Sophie Heidi KAM (Burkina-Faso), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique), Nicole Cage-Florentiny (Martique), Lambert Schlechter (Luxembourg), Corinne Larochelle (Québec/Canada), Tahar Bekri (Tunisie), Pascal Rebetez (Suisse), Françoise Coulmin (France), Stéphane Despatie (Québec/Canada) Gary Klang (Haïti/Québec), Salah Hamadi (Irak/France), Ernest Pépin (Guadeloupe), Nicolas Kurtovich ( Nouvelle Calédonie), Agnès Bassolé (Côte d'Ivoire), Jaleh Chegeni (Iran/France), Paul Dakeyo (Cameroun), Collette Leiman (Israél) , Fernando d'Almeida (Bénino-Camerounais), Mouna Latif Ghattas (Egypt/Québec), Andrée Lacelle (Québec/Canada), Hyam Yared (Liban), Chevarier Corinne (Québec/Canada), Cai Tianxian (Chine). Mohamed Bennis (Maroc) et l'ensemble des poètes béninois: Nouréini Tidjani-Serpos, Mahugnon Kapko, Jérôme Carlos, Louis-Mesmin Glèlè, Henri D. Hessou, Eric-Hector Houkpè, Dieudonné Adingbossou, Reine Oussou, Guy Ernest Kao, Eugène Gbededji, Alphonse Gbaguidi, Camille Amouro, Florent Hessou, Hilaire Dovonon, Fabien Fayomi, Césaire Gbaguidi, Hortense Mayaba, Carmen Fifamè Toudonou, Arlésienne Yémissi Fifamé Sovi, Roland Adekambi, Portos Saturnin Houeha, Patrice Tonakpon Toton, Karl Landry Azapke, Joseph Mousse, Jean-Paul Tooh-Tooh, Constantin Amoussou, Jasmin Ahossi-Guezo, Gérald Luc Mawuclo, Fréjus M. Apovo, Dona Maurice Zannou.

Vendredi 6 mars 9h à 12h : " Un jour, un poète, un établissement ". Concours de poésie thème : vivre avec nos différences. Collège St-Rita.

9h à 12h : Stage de formation à la lecture : destiné aux collégiens, lycéens et étudiants. Animé par Louis-Mesmin Glèlè. Prof de TEEO. Auditorium CCF.

15h- 18h : Journée de poésie à l'U.A.C. Les poètes invités par le SIPoeF vous feront découvrir leurs textes sur fond musical de Pierre Dorenlot. Avec Philip Laval (France), Bruno Doucey (France), Louis Berthelom (France) Benjamin Franz (Haïti/Québec) Jean-Marc Zankpin (Côte d'Ivoire), Amadou Lamine Sall (Sénégal), Claudine Bertrand (Québec/Canada), Danielle Fournier (Québec/Canada), Amandou Elimane Kane (Sénégal), Farah Abdel Sater (Liban), Sophie Heidi KAM (Burkina-Faso), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique), Nicole Cage-Florentiny (Martique), Lambert Schlechter (Luxembourg), Corinne Larochelle (Québec/Canada), Tahar Bekri (Tunisie), Pascal Rebetez (Suisse), Françoise Coulmin (France), Stéphane Despatie (Québec/Canada) Gary Klang (Haïti/Québec), Salah Hamadi (Irak/France), Ernest Pépin (Guadeloupe), Nicolas Kurtovich ( Nouvelle Calédonie), Agnès Bassolé (Côte d'Ivoire), Jaleh Chegeni (Iran/France), Paul Dakeyo (Cameroun), Collette Leiman (Israél) , Fernando d'Almeida (Bénino-Camerounais), Mouna Latif Ghattas (Egypt/Québec), Andrée Lacelle (Québec/Canada), Hyam Yared (Liban), Chevarier Corinne (Québec/Canada), Cai Tianxian (Chine). Mohamed Bennis (Maroc) et l'ensemble des poètes béninois: Nouréini Tidjani-Serpos, Mahugnon Kapko, Jérôme Carlos, Louis-Mesmin Glèlè, Henri D. Hessou, Eric-Hector Houkpè, Dieudonné Adingbossou, Reine Oussou, Guy Ernest Kao, Eugène Gbededji, Alphonse Gbaguidi, Camille Amouro, Florent Hessou, Hilaire Dovonon, Fabien Fayomi, Césaire Gbaguidi, Hortense Mayaba, Carmen Fifamè Toudonou, Arlésienne Yémissi Fifamé Sovi, Roland Adekambi, Portos Saturnin Houeha, Patrice Tonakpon Toton, Karl Landry Azapke, Joseph Mousse, Jean-Paul Tooh-Tooh, Constantin Amoussou, Jasmin Ahossi-Guezo, Gérald Luc Mawuclo, Fréjus M. Apovo, Dona Maurice Zannou, Constantin Amoussou.

20h 30mn : Grand Slam de Poésie International au Bénin : Paillote CCF entrée libre. (Inscription au CCF).

19h : les Poètes dans la rue : Carrefour place Bulgarie. Les poètes invités par le SIPoeF vous feront découvrir leurs textes sur fond musical de Pierre Dorenlot. Avec Philip Laval (France), Bruno Doucey (France), Louis Berthelom (France) Benjamin Franz (Haïti/Québec) Jean-Marc Zankpin (Côte d'Ivoire), Amadou Lamine Sall (Sénégal), Claudine Bertrand (Québec/Canada), Danielle Fournier (Québec/Canada), Amandou Elimane Kane (Sénégal), Farah Abdel Sater (Liban), Sophie Heidi KAM (Burkina-Faso), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique), Nicole Cage-Florentiny (Martique), Lambert Schlechter (Luxembourg), Corinne Larochelle (Québec/Canada), Tahar Bekri (Tunisie), Pascal Rebetez (Suisse), Françoise Coulmin (France), Stéphane Despatie (Québec/Canada) Gary Klang (Haïti/Québec), Salah Hamadi (Irak/France), Ernest Pépin (Guadeloupe), Nicolas Kurtovich ( Nouvelle Calédonie), Agnès Bassolé (Côte d'Ivoire), Jaleh Chegeni (Iran/France), Paul Dakeyo (Cameroun), Collette Leiman (Israél) , Fernando d'Almeida (Bénino-Camerounais), Mouna Latif Ghattas (Egypt/Québec), Andrée Lacelle (Québec/Canada), Hyam Yared (Liban), Chevarier Corinne (Québec/Canada), Cai Tianxian (Chine). Mohamed Bennis (Maroc) et l'ensemble des poètes béninois: Nouréini Tidjani-Serpos, Mahugnon Kapko, Jérôme Carlos, Louis-Mesmin Glèlè, Henri D. Hessou, Eric-Hector Houkpè, Dieudonné Adingbossou, Reine Oussou, Guy Ernest Kao, Eugène Gbededji, Alphonse Gbaguidi, Camille Amouro, Florent Hessou, Hilaire Dovonon, Fabien Fayomi, Césaire Gbaguidi, Hortense Mayaba, Carmen Fifamè Toudonou, Arlésienne Yémissi Fifamé Sovi, Roland Adekambi, Portos Saturnin Houeha, Patrice Tonakpon Toton, Karl Landry Azapke, Joseph Mousse, Jean-Paul Tooh-Tooh, Constantin Amoussou, Jasmin Ahossi-Guezo, Gérald Luc Mawuclo, Fréjus M. Apovo, Dona Maurice Zannou.

Samedi 7 mars

9h à 12h : Atelier " l'art de dire " destiné aux professionnels des arts de la scène (Comédiens, Slameurs, conteurs, Poètes) Animé par Mona Latif-Ghattas. Auditorium CCF.

15h : les Poètes dans les bibliothèques et librairies. (SONAEC, BUFFALLO). Les poètes invités par le SIPoeF vous feront découvrir leurs textes sur fond musical de Pierre Dorenlot. Avec Philip Laval (France), Bruno Doucey (France), Louis Berthelom (France) Benjamin Franz (Haïti/Québec) Jean-Marc Zankpin (Côte d'Ivoire), Amadou Lamine Sall (Sénégal), Claudine Bertrand (Québec/Canada), Danielle Fournier (Québec/Canada), Amandou Elimane Kane (Sénégal), Farah Abdel Sater (Liban), Sophie Heidi KAM (Burkina-Faso), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique), Nicole Cage-Florentiny (Martique), Lambert Schlechter (Luxembourg), Corinne Larochelle (Québec/Canada), Tahar Bekri (Tunisie), Pascal Rebetez (Suisse), Françoise Coulmin (France), Stéphane Despatie (Québec/Canada) Gary Klang (Haïti/Québec), Salah Hamadi (Irak/France), Ernest Pépin (Guadeloupe), Nicolas Kurtovich ( Nouvelle Calédonie), Agnès Bassolé (Côte d'Ivoire), Jaleh Chegeni (Iran/France), Paul Dakeyo (Cameroun), Collette Leiman (Israél) , Fernando d'Almeida (Bénino-Camerounais), Mouna Latif Ghattas (Egypt/Québec), Andrée Lacelle (Québec/Canada), Hyam Yared (Liban), Chevarier Corinne (Québec/Canada), Cai Tianxian (Chine). Mohamed Bennis (Maroc) et l'ensemble des poètes béninois: Nouréini Tidjani-Serpos, Mahugnon Kapko, Jérôme Carlos, Louis-Mesmin Glèlè, Henri D. Hessou, Eric-Hector Houkpè, Dieudonné Adingbossou, Reine Oussou, Guy Ernest Kao, Eugène Gbededji, Alphonse Gbaguidi, Camille Amouro, Florent Hessou, Hilaire Dovonon, Fabien Fayomi, Césaire Gbaguidi, Hortense Mayaba, Carmen Fifamè Toudonou, Arlésienne Yémissi Fifamé Sovi, Roland Adekambi, Portos Saturnin Houeha, Patrice Tonakpon Toton, Karl Landry Azapke, Joseph Mousse, Jean-Paul Tooh-Tooh, Constantin Amoussou, Jasmin Ahossi-Guezo, Gérald Luc Mawuclo, Fréjus M. Apovo, Dona Maurice Zannou.

20h à 23 h : Soirée de Clôture. Grande soirée Poésie & Jazz : Fondation Zinsou

Les poètes invités par le SIPoeF vous feront découvrir leurs textes accompagnés d'un voyage musical Jazz de SAM-JORMION. Entrée sur invitation

Dimanche 8 mars. 10H : Découverte de la route de l'esclavage à Ouidah :

Du 9 au 15 mars : SIPoeF.Itinérant

Ouidah - Porto-Novo - Abomey-calavi - Lokossa - Parakou – Natitingou

 

 

Vous trouverez ci-dessous l’appel à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme « Gaza : appel aux consciences ». Cet appel peut être signé en ligne à l’adresse suivante :

 

http://www.ldh-france.org/Trois-petits-clics-pour-rejoindre

 

N’hésitez pas à le diffuser très largement autour de vous. Bien cordialement,

 

Le service communication

 

*GAZA : APPEL AUX CONSCIENCES *

 

L’offensive israélienne s’accentue et les morts et les blessés, essentiellement civils, s’accumulent. Le territoire de Gaza connaît une situation humanitaire effroyable dont la presse ne peut rendre compte puisque le gouvernement israélien y a interdit sa présence. Le Hamas continue à bombarder le sud d’Israël. Si toute violence contre des civils est une violation des conventions de Genève, rien ne peut justifier le blocus infligé depuis des années à Gaza pas plus que, aujourd’hui, l’engagement massif et meurtrier de l’armée israélienne.

Cette situation prend racine dans le déni d’existence dont est victime le peuple palestinien et remédier à l’humiliation quotidienne qu’il subit exige de rompre avec l’impuissance.

Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza et dans les territoires occupés nous concerne tout simplement parce que notre conscience nous interdit de nous taire.

Nous sommes déterminés à faire entendre notre voix pour qu’il soit, en premier lieu et d’urgence, mis un terme aux combats en cours.

Nous exigeons du gouvernement français qu’il porte auprès des Nations unies une résolution ordonnant un cessez-le-feu immédiat sous peine de sanctions, le retrait des forces israéliennes hors de Gaza et l’installation d’une force de protection.

Nous exigeons du gouvernement français et de l’Union européenne qu’ils suspendent l’accord d’association avec l’Etat d’Israël et cessent toute coopération militaire avec ce dernier.

Nous exigeons de la communauté internationale qu’elle fasse respecter ses propres résolutions qui sont la base d’un règlement du conflit, notamment par la création d’un État palestinien pleinement souverain sur l’ensemble des territoires occupés.

Nous en appelons à la conscience de chacun pour qu’une paix juste et durable s’installe enfin dans cette région du monde.

 

 

 

 

LE PERMIS DE CHASSE

Bernard NOËL           

 

Imaginez que depuis l’au-delà de votre mort, vous regardiez votre assassin. Il s’avance vers vous, l’air arrogant et satisfait, puis lâche ces mots dans votre direction :

-         Excusez-moi, je vous ai tué par erreur !

En vérité, il vous a tué du premier coup, mais comme il ne vous trouvait pas assez mort, il vous a mortellement frappé encore onze fois. Vous aviez beau être mort avec obstination, cela ne lui suffisait pas pour la raison qu’il désirait, à travers vous, exterminer tous vos semblables.

Il est dommage pour les bourreaux que leur victimes ne meurent qu’une seule fois : ils les tueraient de mieux en mieux tant qu’ils les ont sous la main. A défaut de ce raffinement, les bourreaux trouvent leur plaisir dans la récidive et dans la quantité. Ainsi, depuis qu’il est privé de son abattoir libanais, Monsieur Ehoud Olmert assassine chaque jour quelques palestiniens. En fait, cet exercice de chasse à l’homme est un sport qu’Israël pratique depuis longtemps, mais Monsieur Olmert l’a renouvelé en rendant son permis continu. Et il doit se proposer de faire mieux puisqu’il vient de nommer vice-premier ministre un certain Avigdor Lieberman, qui souhaite nettoyer la Palestine de tous les Arabes.

Pas de jours, depuis trois mois, sans que des femmes et des enfants palestiniens ne figurent au tableau de chasse, mais les hommes y sont assez rares. C’est qu’en Palestine, l’homme est moins commun que l’activiste, lequel de toute évidence n’a rien d’humain et doit être abattu. Qu’est-ce en effet qu’un « activiste » ? C’est un résistant qui n’accepte pas d’être occupé, d’être humilié, d’être affamé. Il a tort bien sûr de se révolter contre la condition que veulent pour lui des Elus à tous égards ses supérieurs.

Et puis, qu’on le sache une fois pour toutes, un mort est responsable de sa mort : tout autre point de vue est bêtise et superstition. La chose est d’ailleurs si évidente que pas un gouvernement occidental ne condamne le sport israélien ni son garde-chasse en chef. Après tout, le monde est accablé de misérables et en supprimer quelques-uns ne peut que le soulager. De plus, cette suppression exige l’expérimentation d’armes nouvelles, qui seront bénéfiques au marché du travail, tout comme de méthodes nouvelles de surveillance et de démoralisation.

Les opprimés sont coupables de l’être. La preuve : tous les media occidentaux parlent du chaos palestinien, de la guerre civile entre factions politiques rivales, d’une corruption endémique. Ils avaient reconnu que le Hamas accédait au pouvoir d’une manière très démocratique, mais un même mot d’ordre leur fait dire que le Hamas fait le malheur du peuple qui a voté pour lui. Pourquoi ? Parce qu’il est incapable de payer ses fonctionnaires et d’assurer le pain quotidien.

Pas un de ces media n’explique que si le gouvernement palestinien n’a plus un sou, c’est d’abord parce qu’Israël ne lui reverse pas sa part des droits de douane (plus de cinq cents millions de dollars lui sont dus) et tous trouvent normal que nos grandes démocraties aient suspendu leur aide en décrétant que la victoire démocratique du Hamas était intolérable. Il faudra bien qu’un jour ce peuple, qui parasite son propre territoire, comprenne qu’il est de trop chez lui et que l’esclavage est plus désirable que la résistance.

A moins qu’Israël ne préfère disposer d’une réserve dont il contrôle absolument les clôtures et qui, en connivence avec son Grand Allié, lui sert à sélectionner les diverses variétés de gibier humain, de la forte tête dont on fait des cibles, au pauvre indic qu’on achète pas cher. Où trouver un meilleur endroit pour entraîner les troupes au mépris de l’adversaire et des droits de l’homme ? Avouez qu’après soixante ans d’exodes, de camps et de tueries, si les Palestiniens s’entêtent à prétendre qu’ils sont les seuls habitants légitimes de leur pays, c’est qu’Israël entretient chez eux cette illusion afin d’exciter parmi ses citoyens une volonté de domination qui cimente leur unité. L’Arabe de Palestine est un épouvantail pratique pour maintenir Israël sur pied de guerre : sa chasse fournit un entraînement peu coûteux et sans grand danger.

Il n’y a pas une grande différence entre un bon chasseur et un bon tueur, sauf que le premier est muni d’un permis qui légalise ses actes tandis que le second peut toujours être désavoué par ceux-là même qui l’incitent à tuer. Il serait dans l’intérêt d’Israël, dont l’économie souffre de ses dépenses guerrières, d’organiser des battues d’activistes avec dégâts collatéraux mis secrètement aux enchères. Cela pourrait lui rapporter gros, le monde ne manquant pas de Républicains et d’Evangélistes prêts à payer fort cher pour avoir le permis de chasser au nom du Bien.

Bernard NOËL

 

 

MARIE DE L’INCARNATION AU-DELÀ DES MOTS

 

Réplique de Jean-Daniel LAFOND à l'article du Père Maurice Brouard (Marie de l'Incarnation, folle de Dieu?) paru dans Le Soleil du samedi 4 octobre 2008, Arts Magazine Opinion.

Plusieurs propos inexacts exigent une réponse et une mise au point.

 

Au père Maurice Brouard, s.s.s., Québec.

J’ai lu avec attention le courrier que vous m’avez adressé par l’intermédiaire du Soleil, dont je suis fort heureusement un fidèle lecteur.

Je vous remercie d’apprécier les qualités de mon film Folle de Dieu, le talent de Marie Tifo et la riche diversité de ceux et de celles qui expriment, chemin faisant, leurs visions de Marie de l’Incarnation.

Par contre, vous interprétez de façon erronée et quelque peu fantaisiste l’intervention de Marie Chouinard à propos de l’extase. Elle livre ici son expérience de danseuse amenée à utiliser son corps comme espace de la représentation mystique, tout comme Marie de l’Incarnation utilisait le langage amoureux pour décrire sa propre expérience. Cette dernière avouait en même temps qu’il n’y a pas de mots pour exprimer cet état extrême et que l’usage d’un vocabulaire amoureux (et érotique)  propre au XVIIe siécle n’est qu’un langage d’emprunt pour dire l’indicible. Aujourd’hui, Marie Chouinard, pour exprimer sa propre expérience d’interprète de l'extase –et non de mystique- emprunte le langage du corps au vocabulaire chorégraphique et met l’accent sur l’aspect «organique » de l’extase.

Le recours à une théorie psychanalytique et la description de l’autoérotisme de Marie dont vous m’affublez ne relève que de votre imagination. Le film se tient loin de cela. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la scène que vous incriminez jusqu’au bout : elle se termine dans les propos sans ambigüité de Sœur Gabrielle Noël, Ursuline du monastère de Québec, qui rappelle que l’expérience mystique de Marie « folle d’amour et folle de Dieu » se situe bien au-delà de la représentation physique, bien au-delà des mots pour le dire et du corps pour l’exprimer.

Il y a donc un large fossé entre ce que vous dites avoir vu (l’importance accordée à l’anatomie) et ce que le film donne à voir (l’extase est au-delà de l’expérience organique qui peut la simuler), entre ce que vous affirmez (l’autoérotisme) et ce que le film dit vraiment (ce que Marie de l’incarnation exprime est indissociable de sa relation avec le mystère de son Divin amour).

Je pense que le public, en voyant Folle de Dieu, pourra se prononcer sur votre façon bien particulière de construire un propos critique sur le glissement de sens et le regard biaisé. Les lecteurs du Soleil apprécieront tout autant votre manière peu élégante d’attribuer sans vérification le sous-titre « mystique sensuelle» à un de mes textes, et, de vous en servir comme pièce à conviction pour m’accuser de «dénaturer l’image d’une grande sainte». Ce sous-titre n’est pas de moi, il appartient à Jean Saint-Hilaire dans un article qu’il a consacré à la pièce Marie de l’incarnation ou la déraison d’amour jouée au Théâtre du Trident (Le Soleil du 16 septembre 2008). Voilà qui laisse planer des doutes sur la rigueur de vos propos quand vous prétendez en même temps réclamer que justice soit rendue à cet «éminent personnage de notre histoire».

Je ne crois pas que celle qui se décrivait elle-même comme folle de Dieu ait besoin que nous lui rendions justice autrement qu’en lisant avec soin ses écrits et en l’assumant dans sa modernité de femme incarnée.

C’est ce que j’ai tenté de faire en suivant d’ailleurs les conseils que me prodiguait, deux décennies plus tôt, Dom Guy Oury à l’abbaye de Solesmes. Ce théologien reconnu, biographe passionnant et grand exégète de Marie de l’Incarnation me disait : « Marie, c’est d’abord une écriture qu’il faut expérimenter au-delà des mots».

En 2008, mon film réitère humblement cette invitation. C’est tout ce que je puis faire. Je le propose en partage.

 

Jean-Daniel LAFOND, cinéaste et écrivain (auteur du film Folle de Dieu et de la pièce Marie de l’Incarnation ou La déraison d’amour.)

 

 

Les éditions Domens
ont le plaisir de vous inviter à découvrir leurs éditions et à rencontrer leurs auteurs au


26e Marché de la Poésie


19-22 juin 2008 - Stand A11

Place Saint-Sulpice Paris

le jeudi 19 juin de 14 h à 22 h 30, vendredi 20 de 11 h à 22 h 30, samedi 21 de 11 h à 22 h 30, dimanche 22 de 11 h à 20 h


En présence de

Claudine Bertrand (vendrdredi de 14 à 15 h 30)

André Miquel (vendredi 16 à 18 h)

Arezki Metref (samedi et dimanche après-midi),

Denis Drummond (samedi et dimanche après-midi)

 

 

Benoîte LABROSSE

Voiles 2008 à La Rochelle

La poésie prend la mer

 

La récente présence de la poète outremontaise Claudine Bertrand à La Rochelle dans le cadre du lancement français des festivités du 400e anniversaire de Québec est passée presque inaperçue, éclipsée par les questionnements politiques et identitaires. Le Point l’a donc jointe outre-mer pour en savoir plus. Claudine Bertrand est l’une des huit artistes canadiennes à avoir participé à l’exposition Voiles 2008: manifestations pour la Grande Traversée concoctée par l’organisme Larochellivre pour tenter de relier Québec et La Rochelle par le biais de l’art et la navigation. Des 48 bateaux qui ont quitté La Rochelle en direction de la vieille capitale le 8 mai dernier, huit étaient ornés de voiles d’apparat résultant de collaborations entre plasticien français et poètes canadiens, et inversement. Claudine Bertrand a pour sa part été jumelée à Jackie Groisard, un Rochelais qu’elle n’avait jamais rencontré avant le dévoilement

de leur oeuvre commune au début du mois. «Pendant près d’un an, nous avons travaillé par courriel, explique la poète. Je lui ai envoyé des poèmes et il m’a fait parvenir des esquisses. Je lui ai fait mes

commentaires, puis je l’ai laissé poursuivre sa démarche et finaliser son œuvre qui s’inspire de l’univers du peintre Jérôme (Hieronymus) Bosch.» Mme Bertrand se dit satisfaite de l’amalgame de ses mots et des dessins de M. Groisard. Elle apprécie également l’idée d’avoir confié leur oeuvre commune à des navigateurs qui ont pour tâche de l’amener jusqu’à Québec en la présentant aux riverains à chaque passage dans un port. «La poésie qui prend la mer, c’est très symbolique comme geste», souligne-t-elle. Les Québécois pourront admirer les voiles à compter de la mi-juin, car des escales sont prévues à Rivière-au-

Renard, Sainte-Anne-des-Monts, Rimouski, Havre du Bic, Cap-àl’Aigle. Leur Grande Traversée se

terminera à Québec le 24 juin, à temps pour la Fête nationale. Les voiles reprendront ensuite la mer pour retourner en France où elles seront exposées dans plusieurs localités. Mentionnons que l’illustrateur de livres jeunesse Marc Mongeau et la sculpteure verrière Nadine Busque étaient au nombre des artistes québécois qui ont participé à l’exposition.

Récupération politique

La présence et le discours de la Gouverneure générale Michaëlle Jean au Village de la Grande Traversée ainsi que l’accueil que lui a réservé le président français Nicholas Sarkozy ont fait couler beaucoup d’encre de ce côté-ci de l’Atlantique, réduisant considérablement la couverture médiatique d’évènements comme Voiles 2008. Claudine Bertrand a toutefois trouvé un côté positif à la forte présence politique sur les lieux de l’exposition. En plus de rencontrer le maire de La Rochelle et d’assister au discours de la Gouverneure

générale «à l’intérieur des cordons de sécurité», Mme Bertrand a en effet remis le portfolio de l’exposition au maire de Québec, Régis Labeaume, au ministre de la Santé, Philippe Couillard, et au chef Huron Max Gros-Louis. Et, bien que déçue que les médias québécois ne l’aient presque pas couverte, Claudine Bertrand est très satisfaite de l’expérience. «Pour nous, c’est mission accomplie, parce que des milliers de

personnes nous ont vu!» se réjouit-elle en soulignant que la proximité du célèbre navire français Belem leur a été favorable. La poète estime que les Français élargissent naturellement le concept de Québec de la ville à la province et au Canada dans son ensemble. «Pour eux, c’est un peu la même chose», affirme-t-elle en rappelant que, dans quatre poètes choisis de ce côté-ci de l’Atlantique, on compte un Franco-Ontarien, une Acadienne, deux Montréalais et aucun résident de la capitale nationale. En fait, elle croit plutôt que Larochelivre a choisi les candidats polyvalents «pour pouvoir les greffer ensuite à d’autres activités dans le but de parler de notre poésie en général». Celle qui se considère envoyée comme ambassadrice de la poésie québécoise à l’étranger a d’ailleurs participé à plusieurs évènements depuis son arrivée en France au début du mois. Il faut dire qu’elle est déjà connue du milieu poétique français, car elle se rend au pays de ses ancêtres une ou deux fois l’an depuis une quinzaine d’années et y a fait la promotion de ses quatre derniers

ouvrages. Mentionnons également qu’Arcade, la revue de poésie québécoise qu’elle a fondée en 1981, a fait l’objet d’un colloque à l’Université Paris 8 (Vincennes) en 1996 pour cause de «contribution assidue aux échanges culturels entre la France et le Québec».

La suite du voyage

L’aventure des Voiles est maintenant terminée pour Claudine Bertrand, mais pas son séjour au pays de ses ancêtres. La poète restera en effet en France jusqu’à l’automne pour participer à plusieurs activités à teneur littéraire. D’ici la fin de l’année scolaire, celle qui enseigne également le français au collégial visitera des lycées pour discuter de création avec les élèves. Ensuite, ce sera des conférences grand public et des séances de signatures dans les libraires, de Montpellier à Paris en passant par Marseille et Lyon. Le 29 mai prochain, l’auteure assistera à la mise en musique d’un de ses poèmes par des étudiants de l’École de musique de Grenoble. Elle reviendra d’ailleurs s’installer dans cette région au cours l’été pour écrire et se laisser inspirer, comme elle le fait depuis plusieurs années déjà. Mais avant de prendre des vacances, elle

donnera en juin un récital d’une heure au château de Versailles dans le cadre du mois de Molière, avant de participer à un colloque sur la contribution des femmes à la création et à la poésie à la Sorbonne de Paris.

Finalement, le «couronnement» de sa tournée française, comme elle le surnomme elle-même, sera sa participation à une «Table Ronde : Les écrivaines québécoises et françaises: échange de pratiques». Cette

discussion s’inscrit dans le cadre du colloque Femmes, création, politique qui se tient Centre culturel international de Cerisy – la- Salle, en Normandie, du 2 au 12 août. «Quand j’étudiais en lettres à l’UQAM, je rêvais d’assister à une conférence là-bas. Finalement, je vais même y prendre la parole!»

article paru dans Le Point d' Outremont le 23 mai

 

 

Communiqué

France Boucher

 

voir photo (Christian Rouleau)

Tournoiement des désirs

 

 

(Trois-Rivières, mars 2008) - Après Sur l'échiquier en émoi paru en 2003, voici le nouveau recueil de France Boucher, Torbellino de deseos / Tournoiement des désirs, publié directement en édition bilingue, français et espagnol (Mantis editores/ Écrits des Forges). Ce recueil propose une série de textes poétiques d’un seul long souffle.

Dans les deux premiers poèmes, prologue à l'ensemble, la poète  «marche sur une passerelle / à côté du siècle», consciente des environs et des «rêves en équilibre». Puis dans les textes et les tableaux suivants, un vent de changement nous transporte.  Ainsi «Au-delà des accolades», «la veine du vent / découpe les voyelles», parce que «la vie résonne» dans cette suite de poèmes ancrés dans le quotidien et dans le monde à la fois intact et déchiré.

Ce recueil de France Boucher célèbre la vie, l'espoir, le mouvement. On pourrait y lire en sous-titre, Sonate d'eaux majeures, car s'installent, tout au long des textes, un rythme particulier ainsi que la mer ou le fleuve. L'imagerie nous porte subtilement d'une saison à l'autre, des désirs aux gestes, du présent au passé. Parmi les thèmes émergent la fête, la liberté, le dépassement, l'enfance, le désordre ou la folie. En bref, l'atmosphère du recueil relève à la fois de l'onirisme et de la lucidité.

Tournoiement des désirs ou l'exploration de différentes soifs de vivre: "Chercheuse d'or / les paupières imaginent l'ampleur / cueillent le mystère / la lavande et le jade / à travers les iris".

 

L’auteure : France Boucher vit à Montréal. Depuis 1989, elle fait paraître des chroniques littéraires et des poèmes dans diverses revues et anthologies. Elle a déjà publié trois recueils aux Écrits des Forges, Le temps au passage en 1998, L'espoir autour du cou en 2000 et Sur l'échiquier en émoi en 2003, coédité par Le Temps des Cerises. En 2004, elle codirige le numéro de la revue Arcade sur Le sacré. Depuis 2006, elle est membre du comité de rédaction de la revue mouvances.ca. Torbellino de deseos / Tournoiement des désirs est son quatrième titre aux Écrits des Forges.

 

C.P. 335, 1497 Laviolette, Trois-Rivières (Québec) G9A 5G4

tél.: (819) 379-9813    téléc.: (819) 376-0774

 

86 pages
Mars 2008

 

 

Après presque 50 ans de règne chinois, les tibétains lancent un appel mondial pour le changement. Le régime chinois est en ce moment même en train de faire un choix crucial entre une répression encore plus dure et le dialogue. Le Président Hu Jintao a besoin d'entendre que le "Made in China" et les Jeux Olympiques de Pékin n'auront le soutien des peuples du monde que s'il choisit le dialogue. Mais il faudra une avalanche de pouvoir populaire mondial pour obtenir son attention.
Cliquez ci-dessous pour signer la pétition. En seulement 3 jours, la campagne est déjà à mi-parcours de son but d'1 million de signatures!


http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/

*

Le Tibet est occupé depuis 50 ans par la Chine, actuellement la répression sanglante est quotidienne.

- s'informer :
http://www.tibet-info.net

- signer la pétition de soutien :
http://www.tibet-info.net/www/Signez-l-appel-a-la-solidarite.html

- manifestation un peu partout en France, dates et lieux :
http://www.tibet-info.net/www/Appel-a-manifester-pour-le-Tibet.html

- quelques photos des régions tibétaines par des membres du photo club de bussy sur notre site :
http://www.bleuvertrouge.com/

Bien à vous,

Roland Lagoutte
Photo © Canard
http://www.bleuvertrouge.com/pagehtm/invite/tibet/accueil-tibet.htm

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Claudine Bertrand anime une émission littéraire hebdomadaire à la Radio-Ville-Marie, tous les mercredis de 19h30 à 20h30. Elle reçoit des écrivains d'ici et d'ailleurs qui ont fait leur marque et qui continuent à faire la différence.

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Mercredi, 19h30 : L'émission « Arts et lettres », une des plus anciennes émissions de la station, animée par Claudine Bertrand. Une émission de la station que Frédérique Doyon du journal Le Devoir qualifiait de Petite oasis dans le désert des émissions littéraires dans l'édition du 27 novembre 2004.

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Hommage à Louise BLOUIN (1949-2007)

à la Maison des écrivains:

lectures, témoignages,

poèmes-manuscrits mis aux enchères,

vendredi 30 novembre 2007

de 17h à 19h,

3492 avenue Laval, Montréal

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Sur Internet : 

FILI D'AQUILONE

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Sur Internet : 

 

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Marc Patin, auteur surréaliste occulté

Claudine Bertrand prend la liberté de vous signaler la parution d'un ouvrage consacré au poète Marc Patin (1919-1944). Cet essai biographique, critique et historique, dû à Christophe Dauphin, est suivi d'un important choix de poèmes de Marc Patin. Il ressuscite pour le public une oeuvre injustement occultée et, en le faisant découvrir, rend enfin justice à un poète de grande dimension.

Lire le communiqué en format PDF

*

Défense de la littérature québécoise

(Madeleine Gagnon)

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Ce vigoureux français venu d'ailleurs

(Yannick GASQUY-RESCH)

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Les revues d'idées ont-elles encore une place au Québec?

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Lire la critique du recueil Pierres sauvages de Claudine Bertrand

par Jocelyne Felx, publiée dans Lettres Québécoises

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Soutien à l'écrivain Jean-Michel MAULPOIX

 

 

Communiqué

Madeleine ouellette-Michalska

 

voir photo

(M. Robert Etcheverry)

L’apprentissage

(roman)

 

Une fillette fixe la route

 

Qu’est-ce que l’apprentissage, sinon ce moment où, vierge de toute influence, une jeune fille se dit prête à sauter dans la vie en espérant qu’elle la mènera là où ses rêves l’ont déjà portée ? Une fillette rêve de devenir écrivain...

 

Madeleine Ouellette-Michalska marche dans les traces d’une fillette qui vit dans une maison isolée sur une falaise qui surplombe la plaine où une parentèle venue des États s’amène chaque été. La maison vibre alors d’une vie intense.

Le reste du temps, la fillette se raconte des histoires. Elle les allonge et les remanie indéfiniment.

Être là et ailleurs. Être dans l’ordre des choses parce que la vie est ainsi faite, mais aussi en dehors d’elle, dans l’immense espace du rêve.

La fillette devient adolescente, puis femme. Elle quitte la maison natale, découvre le difficile statut de la femme, apprend qu’il faut se battre pour pouvoir étudier et qu’écrire, suspect aux yeux de certains, peut être un acte de liberté.

L’apprentissage, c’est une broderie tissée lentement qui dit qu’écrire est un bonheur. Ce récit démontre aussi qu’une fillette attentive et silencieuse peut capter l’essence de la vie et la déployer plus tard, magique et belle, sur la page blanche.

 

L’auteure

Madeleine Ouellette-Michalska a derrière elle une œuvre importante et diversifiée. Ses romans et ses essais ont reçu un accueil favorable du public et de la critique. Plusieurs prix prestigieux ont couronné son œuvre : entre autres, le prix Molson de l’Académie des lettres du Québec, le prix France-Québec, le prix Arthur-Buies, le Prix du Gouverneur général du Conseil des Arts du Canada, le Grand Prix littéraire de la Montérégie et la Médaille d’or de la Renaissance française.

 

Madeleine Ouellette-Michalska, L’apprentissage, roman

Montréal, XYZ éditeur,  coll. «  Romanichels »,

août 2006, 138 p.,