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Le vol du colibri – Michael Nicoll Yahgulanaas – 2008

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Un feu terrible s'était emparé de la grande forêt. Désemparés, terrorisés, tous les animaux s'enfuyaient pour se retrouver à son orée. Tous sauf un. Kiriki, le petit colibri, est resté. Quand le feu s'est approché trop près de lui, il a pris son envol vers la rivière où il a empli son bec d'une goutte d'eau qu'il est allé jeter sur le feu. Puis il a recommencé. Les autres animaux, interloqués, lui ont demandé ce qu'il faisait et il leur a répondu ceci...

À notre avis :

Parabole (aussi présentée comme «légende») quechua (aussi appelé «Amérindien» par l'éditeur et «quechuan» par l'auteur). C'est la seule parabole du livre, et le récit comporte à peine plus de mots que ce résumé auquel il ne manque que la réponse de l'oiseau, qui constitue le punch final (on se garde une petite gêne). Le tout est enrobé des illustrations de l'auteur et est préfacé par Richard Desjardins, qui parle entre autres de la nécessité d'apporter son grain de sel, si petit soit-il, dans cette perpétuelle lutte sociale qui est le lot de tout être humain. Le texte est suivi d'un autre texte où l'auteur nous raconte ce que représente le colibri dans différentes cultures amérindiennes («des portions de ce texte sont tirées du site www.hummingbirdworld.com»). Le tout est suivi d'une postface mortifiante de sa soi-disant Sainteté le Dalaï-Lama qui nous apprend, dans un interminable texte, que Bouddah aimait les arbres. Ben coudon.

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