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Jacques
Dubois est un individu. Dit comme ça, c'est un
peu niaiseux, mais on ne peut en dire plus,
l'homme étant si taciturne qu'il ne se livre à
nous que dans un lent strip-tease (hypnotique,
dirons-nous, sortant de notre rôle de «résumeur»
neutre). Au début du roman, il passe chercher
son ex-beau-frère maniaco-dépressif à l'hôpital
psychiatrique et le mène à son chalet.
Tristan, car c'est son nom, est en phase
maniaque. La tranquillité du chalet ne lui
convient pas et il pousse le neurasthénique sur
le chemin des autoroutes américaines. Une femme
troublante apparaît, mais Jacques est trop
occupé à s'accabler des échecs de sa vie pour
la voir tout à fait; elle copule donc avec
l'ex-beau-frère. On apprend que Jacques était
aviateur, mais il reste à voir pourquoi ce
n'est plus le cas. Il se remet à avaler des
kilomètres de routes... seul ou avec d'autres
«Chacun son ciel, l'important est de chercher
le vent», mais le trouvera-t-il?
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