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ce maelstrom de passions, de joies, de cris, de farces,
de tragédies, d'amours, de pleurs, de rires», c'est la
rue Fabre, entre Gilford et Mont-Royal. Le 2 mai 1942,
les p'tits chars passent encore sur cette rue, et
Victoire force son fils Édouard à l'accompagner dans
une rare sortie, s'attriquant comme le yâble, question
de lui faire honte. Léopold et Marie-Louise
s'engueulent, comme de raison. Ti-Lou coule ses derniers
jours en ex super-pute amère d'avoir perdu une jambe.
Albertine est au jour 1 d'une résolution faite à
Thérèse d'être plus fine devant Marcel. Mercedes,
mentor de Béatrice en matière de prostitution, fait
les poches de trois soldats ivres. Godbout donne une
raclée à Duplessis. Thérèse embrasse Gérard
Bleau. Gabrielle et Matsaï ont un argument. La grosse
femme fait ses premiers pas depuis des semaines, jusque
sur le balcon... Et dans la maison à côté de la
sienne, continuent d'être «Florence, Rose, Violette,
Mauve, parrallèles à tout cela, enjambant les générations,
catinant et tricotant tout ce temps, gardiennes cachées,
surveillant, veillant, liées, protégeant de loin les
berceaux, comptant les naissances et non les morts».
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