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Livre
court. Je note que j'ai écrit, à propos d'Agaguk : «Les
mécanismes de la colonisation sont bien démontrés ; cependant,
Thériault ne peut s'empêcher d'employer certains qualificatifs
regrettables à l'encontre des Inuks...». Si j'ai écrit ceci,
c'est parce que j'ai alors senti les choses ainsi, mais très
franchement, ça allait à l'encontre de mon préjugé sur
l'auteur. En ce qui concerne ce livre-ci, je suis encore d'accord
avec la première partie de ma phrase. Ceci étant, dans Tayaout,
tout le mauvais est sur les Blancs, ce qui me confirme dans mon
préjugé qu'Yves Thériault est un alter mondialiste avant la
lettre. À l'image des Inuks, l'auteur dépeint les situations en
peu de mots. Sous des airs impassibles, tout reste toujours
tourné vers le ressenti. Quelques longueurs. Reste à voir ce que
la fin signifie (on le saura dans le dernier livre de la
trilogie). Dans la rubrique «annotations insignifiantes» : l'auteur
utilise le mot «mêmement».
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