|
Dans l'édition originale :
60 pages, 8 chapitres, 3 dessins (et aucune référence à la Souris
vermeille). Collection «Les ailes du Nord», série de livres
«pour adolescents» (dans le sens «on brandit un revolver ou on
kidnappe une femme»). V'là une chose qui était moins bonne dans
le temps : les livres pour adolescents... Cette fois l'éditeur et
l'auteur ont fait un certain effort (surtout l'auteur, l'éditeur
n'a pas toujours eu une attention soutenue lors de la lecture de sa
copie – genre : «Elle avait fait inspecter son avion en avait
fait faire le plein»). Intérêt trouvé à la lecture : 1) un
certain suspense (comme j'ai dit, l'auteur n'a pas mal travaillé),
2) un révélateur de l'année 1962 en littérature. Mise en
contexte : en 1945, la capitale de l'édition francophone était
Montréal, vu qu'en France ils avaient mieux à faire et, alors, les
bonzes du milieu ont pensé que la situation allait perdurer même
si ce qu'on éditait, c'était n'importe quoi; après la guerre, le
professionnalisme français a repris ses droits et ce n'est
qu'arrivés au fond du tonneau que les éditeurs d'ici ont décidé
de se prendre en main; c'est pourquoi comparer ce livre avec
L'homme
de la Papinachois publié deux ans plus tôt, m'apparaît être
révélateur (O.K., l'exercice n'a rien d'exhaustif et on parle de
littérature pour adolescents, je sais, mais...). En 2007 on dirait
de ce livre, sobrement, qu'il est mal édité, alors que
L'homme de
la Papinachois, on le verrait comme une aberration. On note :
«D'ailleurs, qu'importe. D'être seul en forêt, c'est déjà une
punition.», un numéro de téléphone à Montréal : «Prospectus
9-6587», à propos de la fille de Marc, Lise, elle pourrait devenir
leur opératrice des communications à «moins que, grâce à
Cupidon, notre Lise ne devienne une brave petite mère de
famille...» et on note aussi, finalement, que cet «avis» très
long est la preuve que ce n'est pas des plus grandes oeuvres qu'on
tire les plus grands enseignements.
|