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C'est la détresse
qui prédomine dans la première partie de cette
autobiographie où, témoin des efforts
surhumains que font ses parents pour joindre les
deux bouts, Gabrielle Roy fait une Romain Gary
d'elle-même et se promet de réussir sa vie
pour les récompenser. Elle décrit aussi la
détresse d'être canadienne-française : «Car
si c'était déjà une sorte de malheur d'être
né au Québec, de souche française, combien
plus ce l'était, je le voyais maintenant, en
dehors du Québec, dans nos petites colonies de
l'Ouest canadien!». La seconde partie, où elle
part voyager dans «les vieux pays» - la France
mais surtout l'Angleterre - avant de venir
s'établir à Montréal à la veille de la
Seconde Guerre mondiale, est surtout tournée
vers l'enchantement bien que rien ne soit jamais
tout blanc ou tout noir.
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