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Petit récit de 38 chapitres enrichis
d'images d'époque, de cartes de baseball, de cartes de pointage, de
couvertures de livres sur le baseball, d'articles promotionnels de
toutes sortes et tutti quanti. La plume est sensée être celle d'un
enfant de douze ou treize ans (je ne connais rien aux enfants, mais
il m'a semblé que le narrateur sonne comme un huit-neuf ans). La
langue du narrateur est très orale (quelques anglicismes, des
expressions ou mots tombés en désuétude, l'absence systématique
de «ne» dans les négations – le tout ne dégage aucun parfum de
nouveauté). Une horrible odeur de nostalgie émane de tout ça,
irrésistible pour n'importe quel petit gars qui s'est déjà
couché en entendant la voix de Jean-Pierre Roy (ou de Jacques
Doucet). On note : «C'est bien fait le baseball parce que s'il se
passe rien pendant une partie, il s'en est tellement passé dans le
bon vieux temps qu'il y a toujours quelque chose à raconter.»
(Marc Robitaille, Un été sans point ni coup sûr, éditions les
400 coups, 2004, p. 28), «C'était la soirée où des astronautes
ont marché sur la Lune pour la première fois de toute l'histoire
de la télévision.» (p. 88) et «C'était pas la vérité mais
c'était pas grave parce que personne l'a cru de toute façon.» (p.
116)
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