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Un été sans points ni coup sûr - Marc Robitaille - 2004

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Quand Les Expos font leur apparition au printemps de 1969, plusieurs ont des doutes : «Le baseball est un sport américain et je suis pas sûr qu'on ait besoin de ça ici, déjà qu'on a le Ed Sullivan Show [...]» dixit M. Audet, instituteur du narrateur. Cette mise en garde vient un peu tard pour ce dernier qui découpe déjà les photos des joueurs dans le journal et va pratiquer sa courbe avec le grand Pete qui, lui, va devenir receveur professionnel d'ici quatre ans, juste au moment où ce bon vieux John Baterman va être à la veille de prendre sa retraite, si tout se passe bien. En attendant, notre lanceur en herbe commence son été bien mal. C'est qu'il apprend que ni lui ni le grand Pete ne feront le club des Aristocrates (trop d'appelés pour le nombre d'élus, explique-t-on). L'été semble perdu, mais c'est alors que le père du narrateur s'en mêle.


Dimedia

À notre avis :

Petit récit de 38 chapitres enrichis d'images d'époque, de cartes de baseball, de cartes de pointage, de couvertures de livres sur le baseball, d'articles promotionnels de toutes sortes et tutti quanti. La plume est sensée être celle d'un enfant de douze ou treize ans (je ne connais rien aux enfants, mais il m'a semblé que le narrateur sonne comme un huit-neuf ans). La langue du narrateur est très orale (quelques anglicismes, des expressions ou mots tombés en désuétude, l'absence systématique de «ne» dans les négations – le tout ne dégage aucun parfum de nouveauté). Une horrible odeur de nostalgie émane de tout ça, irrésistible pour n'importe quel petit gars qui s'est déjà couché en entendant la voix de Jean-Pierre Roy (ou de Jacques Doucet). On note : «C'est bien fait le baseball parce que s'il se passe rien pendant une partie, il s'en est tellement passé dans le bon vieux temps qu'il y a toujours quelque chose à raconter.» (Marc Robitaille, Un été sans point ni coup sûr, éditions les 400 coups, 2004, p. 28), «C'était la soirée où des astronautes ont marché sur la Lune pour la première fois de toute l'histoire de la télévision.» (p. 88) et «C'était pas la vérité mais c'était pas grave parce que personne l'a cru de toute façon.» (p. 116)

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