|
Dix-huit chapitres (suivis
d'une épître rédigée par un tiers et qui sert d'épilogue)
écrits au passé, à la première personne. Livre aux longs
paragraphes débraillés qui n'évitent ni les descriptions ni les
digressions. Narrateur excentrique, grandiloquent et souvent
intéressant; récit volontairement confus. J'ai été parfois
amusé, parfois excédé (quoi de plus banal que d'attacher une
bourgeoise sur un lit après l'avoir bâillonnée avec
une boule de plastique?) On note : «Ils croyaient dur comme fer
qu'on pouvait se prémunir des déceptions amoureuses, du sadisme
des parents, de la frustration sexuelle, des inconvénients de la
laideur. Ils avaient trop regardé la télé.», «Depuis les
origines j'ai peur des femmes : des maîtresses tout court. Qu'elles
se déclarent aujourd'hui féministes n'a pas tellement aggravé la
situation.», «C'était comme la mort, et il me fut facile d'être
stoïque car je savais par ouï-dire que cela ne durait pas
longtemps.» et «D'ailleurs, je vais vous dire ceci, et je le
répéterai le cas échéant devant le jury : il faut éviter de
pénétrer les femmes.»
|