Les classiques à lire. Les livres et les auteurs qui deviennent des incontournables!

Accueil

Résumés

Prix

Autre

Contact

   

Répertoire

Par époque

Liens

Publicité

Suggérez

Imprimer


Précédent

Le monde de Barney - Mordecaï Richler - 1997

Suivant

Ce livre est l'autobiographie du fictif Barney Panofsky. Il est montréalais d'origine, alcoolique invétéré, amoureux du Canadien, ex-mari d'une artiste underground, ex-mari d'une bourgeoise, ex-mari de la Femme, père d'au moins deux garçons, ancien importateur de fromage français, cocu, producteur de séries B pour la télévision canadienne, suspecté de meurtre dans une affaire de disparition et atteint de la maladie de la mémoire ce qui l'oblige à écrire à toute vapeur pour démontrer ce à quoi plus personne ne croit: son innocence. C'est GÉNIAL.

Le livre de poche


L'ÎLE

LCN

wikipédia

À notre avis :

Le Montréalais qui aura le malheur de lire la traduction de Bernard Cohen ne marchera pas sur la rue Jeanne-Mance, mais bien sur Jeanne-Mance street. Les tiraillements que cela provoque ne sont rien en comparaison de l'irritation suscitée par le matraquage des termes de hockey. Il est à se demander comment l'on ose faire traduire notre littérature par d'autres que nous. Il me semble que j'entends Lord Durham, ben crampé...

À votre avis :

Voilà longtemps que je n’avais lu un si bon roman!  Le personnage principal, Barney Panofsky, est un être fascinant qui raconte sa vie sans complaisance ni pour lui-même ni pour les autres. Misanthrope et cynique, alcoolique et bourru, il est aussi tendre, généreux, sensible, fantaisiste et amoureux fou de sa troisième femme, Miriam. Il m’a hantée plusieurs jours après la fin de ma lecture. De plus, le roman intègre toutes les caractéristiques de la modernité, autant techniques (narration à la première personne, structure non linéaire, utilisation de notes de bas de page qui contredisent ou précisent le texte) que thématiques (la mémoire, l’absurdité de la vie, l’incommunicabilité, l’absence de Dieu), mais sans la lourdeur trop souvent inhérente aux œuvres des écrivains qui veulent «faire moderne». Ce roman est la vie même avec ses fourmillements, ses ratés et ses soubresauts imprévus. Avec un suspense à la clef qui ne trouvera sa résolution qu’à la toute dernière page du roman. Que demander de plus? Seule ombre au tableau : la traduction très française de France. Sachez que les joueurs de hockey lancent un «palet», parfois dans le «corner», parfois à un «goal», qu’il peuvent mener trois à «rien» (et non zéro) et même gagner la «Stanley Cup». De quoi faire se retourner Maurice Richard dans sa tombe!  Les rues sont des «streets» et un dépanneur, une «boîte de dépannage». On aurait envie de payer un billet d’avion au traducteur, histoire de lui permettre de se familiariser avec la langue d’ici.

Josée Bonneville

Cliquez ici pour faire parvenir votre commentaire

À leur avis :

CritiquesLibres.com

Tous droits réservés © 2003 - 2010 IndexQuébec Inc.