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Quand
Marine aperçut le chat noir, aux limites du terrain, il «était
maigre, il avait l'oreille gauche déchirée et jetait des regards
apeurés autour de lui». «— Tiens, il a un collier», lui dit
monsieur Waterman, celui à qui elle devait de résider sur l'île
d'Orléans et dont elle traduisait les oeuvres du français vers
l'anglais, «Ça veut dire qu'il appartient à quelqu'un.» Marine
a composé le numéro de téléphone, mais en entendant le message
du répondeur, si peu invitant, elle a raccroché sans laisser de
message, troublée. Comme elle caresse le chat de plus près, elle
découvre dans son collier un papier chiffonné portant le texte
suivant : «Je m'appelle Famine. Je suis sur la route parce que ma
maîtresse ne peut plus s'occuper de moi, [mots illisibles]».
C'en est assez pour semer l'émoi chez elle et monsieur Waterman,
qu'elle alerte tout de suite.
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