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La traduction est une histoire d'amour - Jacques Poulin - 2006

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Quand Marine aperçut le chat noir, aux limites du terrain, il «était maigre, il avait l'oreille gauche déchirée et jetait des regards apeurés autour de lui». «— Tiens, il a un collier», lui dit monsieur Waterman, celui à qui elle devait de résider sur l'île d'Orléans et dont elle traduisait les oeuvres du français vers l'anglais, «Ça veut dire qu'il appartient à quelqu'un.» Marine a composé le numéro de téléphone, mais en entendant le message du répondeur, si peu invitant, elle a raccroché sans laisser de message, troublée. Comme elle caresse le chat de plus près, elle découvre dans son collier un papier chiffonné portant le texte suivant : «Je m'appelle Famine. Je suis sur la route parce que ma maîtresse ne peut plus s'occuper de moi, [mots illisibles]». C'en est assez pour semer l'émoi chez elle et monsieur Waterman, qu'elle alerte tout de suite.

érudit

Études française

Lettres québécoises

L'ÎLE

Wikipédia

À notre avis :

Court roman de vingt-cinq micro-chapitres écrits au «je», à l'imparfait. La narratrice est censé être une jeune fille, mais on n'y croit pas, elle a les mêmes références culturelles périmées que Jack Waterman, l'alter ego de Jacques Poulin (le problème s'étend même à une fillette que Marine rencontre et qui parle d'une «Exposition provinciale»). En fait, Marine et Jack sont carrément interchangeables, si on oublie ce détestable penchant qu'elle a pour l'autoflagellation. La littérature et l'écriture reviennent tout le temps sur le tapis, mais on ne peut tout de même pas parler de ces sujets comme s'ils étaient des personnages. C'est le deuxième livre de Jacques Poulin que je n'aime pas, le premier était Volkswagen blues, ici appelé «La Piste de l'Oregon», roman auquel on fait abondamment référence dans ce livre. On note : «Les sanglots arrivaient par vagues, et moi j'étais debout au bord de la mer, impuissante.»

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