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«À l'époque, il y avait
encore de belles catégories pour classer les
gens, des divisions bien nettes entre le mal
absolu et le bien, on avait des idéaux
lointains, purs, exemplaires.» Aussi bien
dire qu'on entrait en religion. Maryse,
c'est sept ans (de 1968 à 1975) dans la vie
d'une étudiante qui n'a rien de Barbie,
amourachée de Ken (Michel). Elle vient d'un
milieu familial pauvre sur tous les plans. Elle
a une amie actrice, Marie-Lyre, qui couche trop
souvent avec des hommes mariés, une amie
outremontaise, Marité, qui rêve de devenir
avocate pour changer le monde, un ami, François,
qui se transit secrètement d'amour pour elle,
et tous ces gens-là ont une famille. Avec la
gang d'extrême gauche de Michel (version
masculine de la Putain), elle intériorise
chacun des mots commençant par auto (autonomie,
autorité, autofécondation, autodérision...)
et avec ses amis (François étant la version
masculine de la Sainte), elle nous fait
comprendre pourquoi, dans Le Robert (1993), la définition
du mot «humain» est : «Qui est compréhensif
et compatissant».
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