|
Douze chapitres numérotés
et un épilogue qui a tout d'un treizième chapitre (êtes-vous
superstitieux, monsieur Monette?). Les chapitres sont subdivisés en
petits tableaux, c'est écrit à l'imparfait, il y a beaucoup de
dialogues et, qui l'eût cru?, l'action se déroule principalement
dans les années soixante, dans le quartier Ahuntsic (quelle audace!
je n'ai jamais vu un auteur utiliser mon quartier d'enfance comme
cadre, mis à part Fabienne Larouche et son «pyromane d'Ahuntsic»
dans Fortier). Outre les points de suspension et
d'exclamation, l'auteur fait un usage immodéré de qualificatifs
convenus («la démarche altière», «un charmant restaurant», un
souper «bien arrosé»), mais uniquement dans les pages du début
servant à planter le décor. Les descriptions vestimentaires sont
nombreuses. Sinon, ma foi, les pages se laissent tourner aisément
bien qu'on arrive à dénouer l'intrigue un peu trop tôt. Il y
aurait quelque chose à dire au sujet de la séduction comme mode de
pouvoir exclusivement féminin, mais ce serait trahir l'oeuvre. On
note : « [...] Maxence, que le petit groupe trouva
"extravagant" [ça veut dire "homosexuel"]»,
«Et comme disait mon père : le coffre-fort ne suit pas le
corbillard!», «imperméable suédé» et «On a beau être bon au
lit, c'est pas un passeport à vie, ça!»
|