Les classiques à lire. Les livres et les auteurs qui deviennent des incontournables!

Accueil

Résumés

Prix

Autre

Contact

   

Répertoire

Par époque

Liens

Publicité

Suggérez

Imprimer


Précédent

La paroissienne - Denis Monette - 2007

Suivant

Assis sur un banc du parc Nicolas-Viel, Rhéaume Bréard a vite fait de passer par-dessus les convenances pour faire connaissance avec Lucille Voyer, une nouvelle paroissienne peut-être un peu forte de taille, mais très au goût de notre quinquagénaire, ravi d'apprendre que la nouvelle venue a une formation d'infirmière. Déjà sous son emprise, il la convainc de venir veiller sa femme, Thérèse, mortellement atteinte du «grand mal», le cancer. Elle accepte, non sans certaines réticences et malgré l'antipathie que lui témoigne Thérèse, et malgré l'animosité que lui témoigne Juliette, l'unique soeur de Rhéaume et seule proche parente (enfin, si on exclut Alain, disparu dans la vaste Amérique...) Le ver est dans la pomme!


L'ÎLE

wikipédia

À notre avis :

Douze chapitres numérotés et un épilogue qui a tout d'un treizième chapitre (êtes-vous superstitieux, monsieur Monette?). Les chapitres sont subdivisés en petits tableaux, c'est écrit à l'imparfait, il y a beaucoup de dialogues et, qui l'eût cru?, l'action se déroule principalement dans les années soixante, dans le quartier Ahuntsic (quelle audace! je n'ai jamais vu un auteur utiliser mon quartier d'enfance comme cadre, mis à part Fabienne Larouche et son «pyromane d'Ahuntsic» dans Fortier). Outre les points de suspension et d'exclamation, l'auteur fait un usage immodéré de qualificatifs convenus («la démarche altière», «un charmant restaurant», un souper «bien arrosé»), mais uniquement dans les pages du début servant à planter le décor. Les descriptions vestimentaires sont nombreuses. Sinon, ma foi, les pages se laissent tourner aisément bien qu'on arrive à dénouer l'intrigue un peu trop tôt. Il y aurait quelque chose à dire au sujet de la séduction comme mode de pouvoir exclusivement féminin, mais ce serait trahir l'oeuvre. On note : « [...] Maxence, que le petit groupe trouva "extravagant" [ça veut dire "homosexuel"]», «Et comme disait mon père : le coffre-fort ne suit pas le corbillard!», «imperméable suédé» et «On a beau être bon au lit, c'est pas un passeport à vie, ça!»

À votre avis :

Très bon livre.  Nous ne pouvons faire autrement que de détester cette femme méchante qui abuse de la bonté de l'homme mais tant pis pour elle car elle en paiera le prix.

Jocelyne Légaré

Cliquez ici pour faire parvenir votre commentaire

À leur avis :

Tous droits réservés © 2003 - 2010 IndexQuébec Inc.