|
« FAUSSE
REPRÉSENTATION, une production Christian Mistral, sur un
écran près de chez vous. » (p. 209) Qui est Christian
Mistral et que mitonne-t-il à ses amis pendant la canicule?
Laissons-le se présenter : « Trente-huit ans,
impatient sans passion, sédentaire édenté, grand poète raté,
père absent payant pour maintenant, bon amant de l'ancien temps,
tour à tour écrivain et brillant mais si peu simultanément, et
je m'ennuie de ma maman comme à chacun de mes inexorables
anniversaires. » (p. 201) « Dans ce journal, dans ce
roman, j'énoue l'étoffe rêche d'une existence américaine, la
mienne; j'époutis son tissu et j'épice sa trame, j'aspire à
vide, je vaccume. » (p. 198) « Si ce qui précède
était un film recensé par TV Hebdo, on pourrait lire
ensuite : "Étude de caractères intéressante et
amusante. Ton de douce cruauté. Certains passages très réussis.
Interprétation un peu forcée. "» (p. 235) « La
dernière fois que j'ai lu ton journal, tu racontais que je
t'avais apporté du papier de toilette. Bon Dieu, ils diront pas
que t'évites les vrais sujets! » (p. 51) « K parle de
schizo-fiction et il a bien raison. Annie dit que j'écris plein
de menteries et elle n'a pas tout à fait tort.» (p. 76)
|