|
Collection «Écrire», des éditions
Trois-Pistoles, «[…] des opuscules monographiques sur le pourquoi
et le comment de leur écriture par autant d'écrivains
québécois.» (p. 15). Incluant un croquis de l'auteur et la
reproduction d'une page de carnet manuscrite. Dans ce livre, Mistral
cause de sous, de style, d'influence, de tout, vraiment de tout
(sauf que Mistral ne donne pas sa
recette de pâté chinois...). C'est écrit sans
prétention, à n'en plus reconnaître son Mistral sinon par la
forme éclatée et parfaitement cohérente des interventions et
anecdotes. Ça commence par la retranscription d'une entrevue
avortée, ça se poursuit notamment par un hommage à sa mère et
ça se termine par un questionnaire livré par un ou deux de ses
amis. Ça se lit très bien et on n'en sort pas rassasié. On
note : «J'ai appris à lire en déchiffrant les gros titres
des journaux jaunes.» (p. 32) «[Claude-Henri] Grignon avait un
sale caractère, une vanité hypertrophiée, il n'était pas
étranger à la mesquinerie. Les écrivains sont de sales types, en
général.» (p. 18)
|