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Livre de cinquante chapitres bien
circonscrits, d'inégales longueurs et parfois superflus (voir plus
bas). Roman
postmoderne où l'auteur mélange épitres, poèmes et divers points
de vue à la première personne – le témoignage direct ou
via le filtre des années —, le tout livré dans cette langue
propre à Christian Mistral, cet étrange mélange d'érudition paroxistique et
de francissismes, exempt de québécismes ou d'anglicismes (ou alors rares et écrits
à la manière de Jacques Ferron). Cycle « Vortex
violet » oblige, le roman supporte quelques histoires
parallèles – comme celles de Fantasio – qui n'apportent rien à
ce récit, tout en n'ayant rien de désagréable, et le lecteur que
je suis a même été enchanté par le souffle qui les porte. En
deuxième partie, le récit s'attache aux histoires avec les deux
filles. Cette partie m'a beaucoup moins enchanté et j'y ai souvent
senti ce que j'avais éprouvé en lisant Vamp. Trop de
lyrisme tue le lyrisme : le Verbe peut être exquis, il peut
néanmoins s'y faire verbeux tant il s'enfle de lui-même. On
note : « Comme la plupart des bouts d'histoires
qui composent ce livre, celui qui suit me trouve Gros-Jean comme
devant, perplexe quant à la formule à choisir, ému devant la
rougeur qui me monte au visage et m'enflamme le front et se reflète
mauve dans l'écran d'ordinateur. » (XYZ éditeur,
2000, p. 257)
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