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Amy vit à Bay City, au Michigan, une petite
ville où elle pourrait mener une existence drabe si ce
n’était du terrible drame familial qu’elle porte en elle à son
insu. Très tôt, enfant, elle fait de terribles cauchemars dans
lesquels elle se voit tuée par des militaires, sous les yeux
horrifiés de sa famille, ou poussée dans une fosse commune où les
cadavres s’empilent au-dessus d’elle. À l’adolescence, un
psychiatre affirme qu’elle souffre d’un traumatisme
transgénérationnel, et ce n’est que deux jours avant ses 18 ans
que sa tante Babette lui apprend la terrible vérité : 48 membres
de sa famille sont morts dans les camps d’extermination nazis,
pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une scène très forte, qui est
une saisissante métaphore de ce qui est enfoui dans l’inconscient
d’Amy et de sa famille, illustre la vivacité de ce passé dont sa
mère a toujours refusé de lui parler: un jour, Amy trouve ses
grands-parents, pourtant morts à Auschwitz, enfermés dans un
cagibi du basement de la maison familiale. Ils sont couchés
sur une paillasse éventrée et sale et ne veulent ni parler ni
bouger. Deux jours plus tard, un incendie détruit la maison et tue
tous ses habitants à l’exception d’Amy qui s’accuse aussitôt
d’avoir mis le feu. Réalité ou résultat d’un sentiment de
culpabilité excessif? Je vous laisse le découvrir.
résumé préparé par Josée Bonneville |