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Le vent du diable - André Major - 1968

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Tom déboule chez Albert, tellement terrorisé qu'il en est presque fou et clame que le vent du diable lui a démoli sa cabane et volé la Verte, sa femme, qu'il avait préalablement enlevée au village. Albert tente de le rassurer et le raccompagne à sa maison effectivement rasée. Ils reviennent à la résidence d'Albert pour se remettre en route jusqu'à la cabane d'une famille de Sauvages, histoire de s'informer s'ils n'auraient pas vu la Verte. C'est Albert qui y va et... le reste, c'est les émois d'un jeune homme de 25 ans, marié machinalement à une femme nouvellement enceinte et frappé par une passion partagée par sa destinataire. Aucun des protagonistes ne veut jouer le mauvais rôle.


L'ÎLE

wikipédia

Encyclopédie Canadienne

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À notre avis :

Livre hybride : la première partie compte quatre chapitres (le deuxième en constitue la majeure partie) et est un «pur» (quoique court) roman. La seconde partie, intitulée Le carnet bleu est une autofiction mettant en scène l'auteur du Vent du diable qui écrit une lettre à sa compagne en la priant de dresser des parallèles entre la fiction du personnage et sa réalité à lui, qu'on ne connaîtra jamais (le résultat est pénible). Si on revient à la première partie du livre, les paragraphes sont longs, ce qui est toujours signes d'oeuvres descriptives (ici on décrit l'amour, la nature et surtout le désarrois) et les phrases sont beaucoup trop riches: on sent que l'auteur doit encore se prouver à lui-même («Il marche parmi les tendres bouleaux et les mélèzes que l'automne n'atteint pas»). On note : «On se permet toujours de rêver, surtout quand on s'appelle Albert.»

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