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Petit livre de huit
chapitres non-numérotés. Écrit au «je» par trois narrateurs qui
s'échangent très fréquemment la parole. La plume des trois
narrateurs est dissemblable, mais la voix qui porte le texte est la
même. La plume de l'auteur, elle, est toujours rythmée, vivante,
au service de «petits drames» d'un banal revendiqué (et je ne
suis pas preneur dans ce cas-ci). On note : «À Montréal, le monde en
a vu bien plus d'affaires qu'eux, le monde est bien plus habitué
qu'eux à ne pas se laisser impressionner par des affaires.»
(Grégory Lemay, Le roman de
l'été, Leméac, 2007, p. 143), «Il faut préserver un peu de
malentendu, sinon il ne nous restera plus qu'à nous regarder dans
les yeux comme dans un téléroman dans lequel on attrape tôt ou
tard le cancer.» (p.22), «Une personne serait comme un cadeau
qu'on développe, d'après ma mère.» (p. 85), «Je veux qu'on se
dise des choses qui ressemblent à celles qu'on achète au
dépanneur.»(p. 86), «Les animaux font ça. Nous, on écrit des
poèmes.» (p. 78) et «C'est beau, l'amour.» (p. 75).
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