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Le plus drôle, c'est que
je n'arrive toujours pas à déterminer si ce livre est un roman
sans intrigue composé de vingt tableaux aux enjeux établis ou s'il
s'agit d'un recueil de nouvelles où les personnages évoluent en
vase clos, c'est-à-dire qu'ils repassent en arrière-plan dans les
autres nouvelles lorsqu'ils ne sont pas carrément la figure de
proue de plusieurs histoires (chose certaine, il y a une linéarité
à l'oeuvre : il faut lire les tableaux en commençant par le
début). Beaucoup de dialogues, pas beaucoup de descriptions, si ce
n'est peut-être du tableau où l'auteur parle de la peinture
haïtienne. Ou quand l'auteur aborde les rapports charnels. Car
toute l'emphase du livre est sur le corps, le désir et la volonté
de posséder l'autre. Dans ce livre, le Mâle reprend tous ses
droits. Pour faire un mauvais jeu de mot, c'est une lecture
jouissive. On note (en se sentant concerné) : «Un homme vraiment
beau, c'est beaucoup plus rare qu'on ne le croit».
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