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Merci
Marie Laberge
Je sais bien que nombreux doivent être les
commentaires élogieux mais je pense bien qu’il faut prendre le
temps de vous dire, de vous partager l’effet que votre écriture
procure. J’écris moi-même par besoin, par plaisir d’associer
les mots, de courts textes bien sûr. Très peu me lisent, mais je
suis toujours surprise qu’on me dise que c’est bon. Ça
demande du courage de se laisser lire. Alors j’imagine que
c’est aussi le cas pour vous car je vous devine simple, modeste
seulement de par votre façon de raconter, de dépeindre vos
personnages…alors je vous écris simplement sans savoir si vous
me lirez.
Quelles histoires extraordinaires, je suis dans
la trentaine et je vous ai découvert depuis peu. Je ne suis pas
une grande lectrice, je ne lis pas régulièrement. Il faut dire
que ma vie a été bien remplie depuis la fin de mes études.
J’ai littéralement dévoré la trilogie Gabrielle, Adélaide et
Florent. Je viens de terminer Annabelle après avoir parcouru Le
Poids des Ombres et les deux en moins d’une semaine. Malgré mon
travail, malgré mes quatre petits turbulents, enfin du temps pour
moi, un temps plongé dans votre univers. Ce que je regrette le
plus est de ne pas m’attarder davantage pour savourer les
phrases pour ce qu’elles ont de magnifique, tellement
l’histoire me passionne…Mais parfois une fois lue, je reprends
certains passages…
Ce qui est le plus remarquable c’est
l’effet réconciliateur que chacun de ces romans a produit sur
moi; avec la vie et ce qu’elle apporte d’imprévisible, avec
l’humain imparfait que je suis, que d’autres autour de moi
sont. Ces personnages imparfaits qui finissent par composer avec
ce qu’ils sont, avec ce qui leur arrive, qui sombrent pour
ensuite se relever. Cette façon si réelle qu’ils ont de se
battre contre des évidences, du besoin qu’ils ont de trébucher
pour comprendre… Pas de parfaits, ni de complets ratés ni de
recettes miracles, à chacun sa façon. C’est ce qu’il y a de
plus vrai, de plus sage.
Bravo Marie Laberge, bravo pour cette façon
sensible d’écrire avec ce soucis d’ouverture à la réalité
d’autrui qu’on devine ne serait-ce que dans vos
remerciements… En ce début de la trentaine qui amène son lot
de questionnements et de désillusions, je vous remercie de me
donner ce goût d’écrire, de dire et de faire la paix avec
moi-même.
Au plaisir de vous lire encore,
Caroline Chassé, Saint-Elzéar
de Témiscouata
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