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Élie
et Sarah ont eu une vie professionnelle accomplie.
La cinquantaine bien engagée, ils ont vu leur
coeur enfin épanoui par un «amour [qui] se
nourrit de sa propre substance. Des mots!» En
effet, «comment participer à [l]a vie [de
l'autre] sans connaître son passé, sans en
prendre acte?» C'est ainsi que, tantôt à Paris,
tantôt à Montréal, tantôt à distance l'un de
l'autre, ils ont tâché de s'apprivoiser l'un
l'autre. Lorsqu'ils voyaient un couple de jeunes
amoureux, «Sarah ne les enviait pas. Ils étaient
trop jeunes. Que savaient-ils et que sauraient-ils
de l'amour? Ne fallait-il pas bien dépasser la
cinquantaine pour vivre un amour unique?» Ceci
étant, elle est la première à reconnaître le
caractère infantilisant de l'amour...
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