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Court roman de vingt et un chapitres aéré par une
prose enfantine érudite. Ce roman a aussi été recyclé
dans le grand film C'est pas moi, je l'jure! et est
aussi magique que le roman qui le
précède, du même titre
que le
film. Je me rends compte que j'ai envie de parler de
ce livre avec les mêmes mots que j'entends dans les
publicités de vaporisateurs cheaps destinés à envelopper
une résidence dans des fragrances chimiques nauséabondes
socialement acceptables... Soupir! Il semble que j'ai besoin
de lire plus de phrases comme : « Je trouve que
ceux qui choisissent la douce folie pour lutter contre la
douleur font preuve d'une élégance et d'un savoir-vivre
parfaitement asmirables. » (Boréal compact, p. 93). « Dans
le grain foncé de sa peau je vois de longues heures
d'été, il y a aussi de petites rides minuscules où l'on
peut compter des semaines au bord de la mer repliée en
souvenir au coin de l'oeil. » (p. 107) « Mais
qu'est-ce qu'ils croient tous? Que je vais m'étaler dans le
repentir comme une nappe d'huile sur l'Adriatique? »
(p. 144) « De toute façon, comme dit Phonse, "la
misère, quand elle n'est pas sous les tropiques, 40o
à l'ombre, on la voit pas". L'hiver, ça tue la malaria
et ça garde le pauvre à l'intérieur juché sur son
escabeau. Ça tricote des caleçons et ça lit des
romans-photos. Ça ne dit jamais un mot, pour économiser sa
salive, et surtout ça pense, tout joyeux, que c'est pire
ailleurs. En général, on se garde bien de lui dire le
contraire. » (p. 151)
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