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Livre
de dix-huit courts chapitres (et un épilogue) à la prose
rafraîchissante. Le
texte est constamment aéré de dialogues et est peu
descriptif. La
chute est quelque peu plaquée.
Le narrateur a quarante ans (et les références
culturelles d’un gars de cet âge), mais c’est la voix
d’un enfant de dix ans qu’on entend...
Voilà un autre auteur qui sait soigner ses
comparaisons : « Nous sommes allés nous
recoucher le coeur léger comme un train de marchandise »
(Hébert, Bruno, C’est
pas moi, je le jure!,
Boréal compact, 1997, p. 25).
On note : « Je considérais mon cerf-volant comme l’apôtre de
mon âme, il se rapprochait de Dieu et plaidait dans le vent
une cause perdue. » (p. 60), « C’est une
nouvelle maladie, c’est sorti l’année passée. »
(p. 109), « J’avais le goût d’une blessure grave
mais pas mortelle, un accident de chasse, une balle de
calibre vingt-deux qui viendrait m’arracher une partie de
l’épaule. » (p. 165) « Un Messie, ça débarque
en octobre ou bien à Noël. » (p. 114) « Le
silo à grain était amoureux d’une infirmière
vietnamienne haute comme trois McIntosh.
Quand il l’embrassait, on avait l’impression
qu’il attachait ses souliers. » (p. 189)
« Il y eut un long silence qui dura quarante
jours dans une salle d’attente de dentiste. » (p.
91)
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Un
jeu d’enfant.
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Un
jeu d’enfant de quel âge à peu près ? (p. 51)
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