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«Ce
n'est pas pour me vanter, mais je suis seul au
monde.»
avoue presque en partant un narrateur
nouvellement célibataire. Ce qui justifie en
partie son départ pour une île à l'ouest de
Vancouver où il croit pouvoir rencontrer son père,
pseudo-écrivain, qui ne sait pas qu'il existe.
L'urgence de partir ne vient pas seulement de la
rupture amoureuse, mais aussi d'une menace que
fait peser sur l'île une compagnie forestière.
Et parce qu'à l'époque où il a été conçu,
son père explorait une technique qu'il appelle fuck
writing et
que sa mère était une aide à cette technique
parmi d'autres, voici le narrateur se demandant
quoi dire à son géniteur devenu fou à lier
par les bons soins des stupéfiants. Cette
histoire sert de trame de fond à un conflit
entre les groupes écologistes et les
multinationales mettant à sac les ressources
naturelles. Comme toujours avec Hamelin, on
consomme tout le long du roman des choses pas
tout à fait légales, quoique on semble ramener
ses pulsions sexuelles dans les limites du
raisonnable.
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