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En pleine terre - Germaine Guèvremont - 1945

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Le recueil En pleine terre se divise en deux parties. La première, intitulée Paysanneries, compte quatorze contes. Treize d’entre eux mettent en scène la famille Beauchemin, celle-là même qui se trouve au centre du Survenant. On y retrouve, entre autres, le même père Didace, autoritaire et bougon, qui aime la chasse et se querelle avec son voisin Pierre-Côme Provençal («Deux voisins plaident»). Cependant, les épisodes relatés sont antérieurs à l’arrivée du Survenant au Chenal du Moine, telle la noyade d’Ephrem, le deuxième fils de Didace, («Un malheur») à laquelle Le Survenant fait allusion. Dans les contes, Mathilde, l’épouse de Didace, morte dans Le Survenant, est encore vivante quoique fatiguée (« Prière »), Amable est déçu qu’Alphonsine ait choisi d’aller travailler à Montréal (« Chauffe le poêle »), puis heureux qu’elle se marie avec lui («Une grosse noce »), Marie-Amanda est amoureuse de Ludger Aubuchon, qui part naviguer (« La glace marche »), puis elle est mariée avec lui (« Un petit Noël »). La deuxième partie du recueil est simplement intitulée Quatre contes. Deux de ces contes racontent un épisode dans la vie de vieilles filles. Celle du « Bouleau d’argent », mademoiselle Émérence, rappelle Angélina Desmarais, une Angélina telle qu’on peut l’imaginer longtemps après le départ du Survenant. Elle vit seule dans la maison familiale et attend depuis vingt-cinq ans le seul homme qu’elle ait jamais aimé.

résumé préparé par Josée Bonneville


L'ÎLE

wikipédia

archivessh.qc.ca

À notre avis :

Les amoureux du Survenant prendront plaisir à découvrir la genèse du roman, à en retrouver les attachants personnages et à en découvrir d’autres comme Mathilde, Ephrem et Alix, la petite dernière des Beauchemin, inexistante dans Le Survenant. Ils se délecteront, encore une fois, de l’écriture tout en finesse de Germaine Guèvremont. Comme dans le célèbre roman, ses personnages sont nuancés, ses dialogues, savoureux, et ses tableaux, pleins de vivacité. Les contes, qui jouent sur divers registres, sonnent toujours justes. Les drames sont racontés avec sobriété, et l’humour des scènes cocasses est finement suggéré. À découvrir, si ce n’est déjà fait.

J.B.

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