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Court roman ironique de
vingt-six chapitres très aérés parfois écrits au «il», mais le
plus souvent au «je». Qu'en dire? Le protagoniste est d'un
ridicule consommé, et l'auteur ne prend pas la peine de nous le
rendre sympathique, voire de nous faire croire que pareil toton
puisse exister. On s'amuse parfois de l'entendre dire :
«L'écrivain est bien démuni, à l'étranger, devant les petits
problèmes de la vie» ou «Ce jour-là, je me tenais debout sur les
marches du temple dédié à la mémoire des grands hommes, me
demandant si la patrie un jour me serait reconnaissante [...]»,
mais le rire tourne à vide et je n'ai pas compris à quoi rime
cette ironie, quel est le dessein de l'auteur. On note :«En vidant
sa bière Arnold m'a dit : "Les Français ne sont pas très
virils."», «[...] les feuilles mortes s'accumulaient comme
dans la chanson de Prévert» et cette variation sur la marde du
pape : «Je suis condamné à fréquenter la laverie : on a beau
travailler proprement à sa table, écrire sans se salir les mains,
il y a les draps, les serviettes, les chaussettes et les caleçons
de l'écrivain qui deviennent du linge sale.»
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