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Une
île une dictature. Ce n'est pas le nouveau slogan
de Montréal mais le lieu où se trouve l'aquarium - un
immeuble en l'occurrence. Où la faune (blanche et
cravatée)
des ambassades distille son ennui. Le narrateur a le
cynisme vertueux pour nous raconter une histoire qui
commence avec la mort d'un homme qui périt avec son
camion dans les sables mouvants pendant que ses
semblables se demandent en le regardant s'enfoncer
pourquoi ils risqueraient leur vie pour un escargot dans
son genre... Ils vivent encagés dans leur immeuble de béton
subissant la pluie qui emplit les caves au bord de
l'hystérie collective (les occupants et non les caves,
qui le sont pourtant – caves). Ils ne peuvent presque
pas sortir de leur île et le facteur angoissant, c'est
qu'il y a une révolution qui s'en vient...
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