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Tessons
comprend cinq nouvelles qui racontent l’enquête ou la
quête mystérieuse, voire mystique d’un héros. Dans
«L’oubli», c’est plus précisément une héroïne
qui, d’abord par simple curiosité, puis avec un
entêtement rageur, tente de faire la lumière sur le
passé glauque de son amant. Son récit accumule les
coïncidences fortuites et gagne peu à peu en
étrangeté, sans par ailleurs verser de plain-pied dans
le fantastique. «Le cierge et le métronome» met en
scène un fou qui établit une communication avec les
cactus des serres tropicales du Jardin botanique de
Montréal. Mais les cactus cessent de chanter pour lui
quand il couche avec sa collègue de travail. Dans
« La Conjecture », un homme se découvre
subitement incapable de comprendre la signification des
nombres. Qui pis est, ceux-ci lui donnent l’impression
d’être des agresseurs; pour s’en prémunir, le
héros se réfugie dans une petite librairie où la
poésie devient un havre de paix. Le récit se complique
à souhait quand le héros achète, à son corps
défendant, un billet de loterie qui le rend
millionnaire! La quatrième nouvelle, qui donne son
titre au recueil, conserve pendant toute sa durée une
atmosphère onirique. Dans une salle de musée, un homme
harassé s’assoit devant une œuvre d’art moderne.
Il s’étonne peu à peu que, devant lui, sur le mur, s’étale
un ensemble de clichés mouvants qui narrent, image par
image, le film d’un terrible accident dont il serait…
la principale victime. Une femme étrange le tire
bientôt de sa stupeur et l’entraîne dans une danse
de la mort. Enfin, « La mante artificielle »
tourne autour d’un mystérieux talisman d’une
civilisation oubliée. Tout porteur qui s’approche de
cet objet en ressent le magnétisme; le colle-t-il sur
sa peau qu’il connaît une jouissance surpassant les
capacités humaines. Résumé
préparé par Claude Gonthier
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