|
L’auteur
s’est inspiré de L’homme de Londres, roman de Georges
Simenon, dont il améliore l’intrigue et qu’il replace
habilement dans le contexte maritime du canal Lachine des années
1960. Le résultat, un croisement entre l’auteur belge et
l’univers de Gabrielle
Roy, donne, à défaut d’originalité,
un des premiers romans policiers québécois. Certes, il faut
aimer le rythme lent et la grisaille bien connus des lecteurs de
Simenon. Et, malheureusement, Filiatrault cède parfois à un
sentimentalisme trop appuyé. Mais l’œuvre conserve un réel
intérêt, ne serait-ce que par sa fine critique de la morale et
des valeurs chrétiennes, jugées responsables des conditions de
vie misérables de tout un peuple.
C.G.
|