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Smiley - Michel Désautels - 1998

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1996. La planète olympique débarque à Atlanta, dans le monde de Smiley, un modeste serveur de restaurant. Outre le fait qu'il soit forcé, chaque jeudi soir, de prodiguer des gâteries au policier O'Connor, dans sa camionnette noire, la vie de Smiley est quelconque, et il vit dans l'espoir que quelque chose ou quelqu'un viendra la changer. Ce ne sera pas le gros journaliste allemand Gunther, tout à son cynisme, son individualisme et son alcool. Ce ne sera pas non plus le sprinter James Jackson, qui prépare son sacre de champion en tremblant à l'évocation des mots «tests de dopage». Ce ne sera pas la séduisante Elle, qui ne fraye pas avec le peuple, pas plus que les dirigeants olympiques, par ailleurs occupés à concilier le rêve de Pierre de Coubertin avec la réalité de la nature humaine. Non, si ça doit venir, ce sera par Madiba, l'entraîneur de Jackson. Mais il ne faut pas trop compter là-dessus non plus. Les Olympiques, c'est beaucoup de poudre aux yeux et le reste, dans les veines...


Libraire d'un jour

wikipédia

À notre avis :

(Trop) court roman . Pas de chapitres à proprement parler, seulement un espace blanc entre les différents tableaux, esquissés habilement, en très peu de traits. Peu de dialogues. Sur le fond, l'auteur ratisse beaucoup trop large, ne fait qu'effleurer les situations. On suppute les entourloupettes, on attend les rebondissements. Mais, sans le savoir, on attend Godot parce que tout est trop prévisible (sinon le regard de l'auteur qui, moi, m'a surpris, mais qui ne surprendra plus ceux qui liront ces lignes - désolé). On lit beaucoup de tournures de phrases qui ne sont pas d'ici, mais j'ai particulièrement bucké sur cet horrible «Black». C'est le mot qu'ils utilisent en Europe, trouvant le mot «noir» salissant et péjoratif. Les Noirs européens francophones ne semblent pas avoir de problème à être ainsi expulsés de la langue française (tant que ça part d'un bon sentiment, j'imagine), mais moi j'ai un problème avec ce mot et je souhaite ne jamais le retrouver dans un autre livre québécois. Ça pue la rectitude politique, la servitude à l'égard de la culture française et la condescendance à l'égard de l'Étranger. Il est symptomatique que l'auteur utilise soit les déclinaisons du mot «nègre», soit le mot Black, mais jamais le mot «Noir». Pourtant vous avez le droit, monsieur Désautels. Vous verrez, à l'usage, que ce n'est pas si salissant à employer.

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Bouquinet

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