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Petit livre fait de microchapitres
s'adressant souvent directement à Violaine, écrit au «je», au
présent, mais avec de fréquents retours en arrière. La plume est
tout ce qu'il y a de retenue; ça enlève un (très petit) peu de
lourdeur au récit, mais anesthésie la phrase qui n'éclot jamais
dans toute sa splendeur. Livre d'un vieux, peut-être, mais
certainement pas livre pour vieux. Plutôt pour quiconque a perdu ou
peut craindre de perdre l'être cher. Message à ceux qui croient
que lire est d'abord et avant tout une attitude : Si vous
êtes hardcore comme moi, vous lirez ce livre un mois de novembre.
On note : « Non, je ne crains pas la mort qui peut venir
au bout des traitements qui commencent demain, je meurs de la mort
qu'un courriel a glissée en moi. » (Boréal, Montréal, 2010,
p. 87) «Je vis parce qu'il faut vivre. Nous sommes nés pour vivre
jusqu'à la mort.» (p. 72) «Je reprends les choses froidement et
cruellement. Je ne m'aime pas, je me satisfais de moi-même. Avant
de faire la connaissance de Violaine, je ne suis plus rien, sinon un
succès de librairie, mon coeur s'est vidé de toute affection, je
me suffis à moi-même dans une sorte d'état de léthargie et de
déni des autres.» (p. 48)
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