|
Petit livre, deux parties
(à la maison, à l'orphelinat) de douze chapitres chacun, écrit à
l'imparfait, où le narrateur entretient une distance avec l'action
racontée. La quatrième de couverture parle d'«histoire
bandedessinéesque» se déroulant «en quelque part (sic) dans une
Vallée de la Matapédia hallucinée» et effectivement, il y a
plein d'éléments bizarres dont j'ai fait abstraction dans le
résumé. Par exemple, il faut savoir que si les poulets sont sans
plumes, c'est que le père utilise celles-ci pour faire des
oreillers et qu'elles sont plus douces lorsque prélevées sur des
poulets vivants. Le livre n'est pas sans rappeler Une saison
dans la vie d'Emmanuel, cité en exergue, la drive en moins. En
lisant, je n'ai cessé de me demander pourquoi. Quel était le
moteur de l'écrivain, pourquoi s'est-il levé tous les matins entre
juillet 2004 et janvier 2006 pour travailler à ceci? Ce n'est pas
mal écrit, mais c'est d'un glauque qui tourne à vide. Et ces
considérations appellent cette triste, mais inévitable question :
pourquoi lire ce livre, alors?
|