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Vingt histoires d’enfance très courtes
présentées sous forme de conte. C’est dit simplement, dans
une langue des plus simple, mais la mécanique de l’auteur
parvient à fonctionner sans trop de grincements («Les bons et les
méchants » peut surprendre). Les récits vont parfois,
mais pas tout le temps, au-delà de la simple anecdote. On
note : «Les parents ont toujours envie de punir les enfants et
l’école était leur façon la plus naturelle de nous punir.»
(Roch Carrier, Les enfants du bonhomme dans la lune, Stanké,
1983, p. 77), «On n’osait lui reprocher sa paresse; un homme a le
droit d’être triste et courbé et fatigué.» (p. 95) «Un
homme peut aller aussi loin qu’i’ veut, dit le vieil
Herménégilde, mais i’ reste toujours dans ses bottines…» (p.
126) et «Si tout le monde est instruit, la terre va être
remplie de prêtres, d’avocats, de notaires, de médecins. Qui c’est qui va faire pousser les patates et les carottes?»
(p. 141)
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