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Court texte, courts paragraphes subdivisés
en courtes parties; écrit au passé, nombreux dialogues, langage
souvent vert, écrit sur le ton du conteur qui aurait par moments
des flashbacks d'acide. Comme le disait si bien H.J. Rosengarten
dans le Canadian literature de 1975, it «moves easily from farce to
satire to near-tragedy ; it's pace never slackems, for Carrier
prunes his narrative of unnecessary elaborations of character or
setting.» Pour l'anecdote, l'auteur a eu l'idée de ce livre dans
un avion, et le nom du personnage principal porte le nom de
l'aéroport où l'avion de l'auteur a atterri (Est-ce à dire que,
lors d'une éventuelle ré-édition, il devrait s'appeler
Pierre-Elliot-Trudeau?) On note : «Barnabé le caressait comme s'il
avait été son chien.» (Roch Carrier, Le deux-millième
étage, Stanké, 1983, p. 9), «Maudits capitalistes! Je me tue à
vous expliquer la vérité. Vous êtes dévorés par le capitalisme.
Vous nourrissez votre cancer comme un poisson rouge. Vous vous
donnez à manger au capitalisme. (p. 11)», «Y a un bulldozer
derrière moi. Et derrière le bulldozer, y a le gouvernement. (p.
63)», «Si un homme dort bien, mange bien et si ses intestins ont
envie de se vider au moins une fois par jour, moi, j'proclame que
c'est un homme heureux.» (p. 84) et «Baptême, on se fait fourrer
par les Anglais, même au bordel!» (p. 96)
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