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«Voilà, je me présente avec la fatigue
de celui qui a saisi que cette vie est harassante quand
on doit la vivre en orphelin.» L'histoire débute alors
que notre héros, Édouard, se fait quitter par son fils
adolescent, dont le conformisme inhérent à l'âge
l'empêche de s'afficher avec un tel père. Car pour
bien marquer sa déchéance et sa capitulation, cet
homme laisse depuis des années sa maison de banlieue à
l'abandon : «Cette résidence et la jungle qui
l'entouraient maintenant avaient vu passer toute ma vie
d'adulte. J'y avais érigé un amour, une famille, une
situation professionnelle et puis, dans les dernières
années, toutes ces choses s'étaient déglinguées une
à une, lentement, inexorablement. Cette maison,
c'était ma vie rongée par le temps, c'était ma propre
désagrégation. En fait, je crois que mon ambition
était de vivre assez vieux pour la voir s'écrouler
complètement, usée par les années et le manque
d'entretien. Sous cet aspect, j'avais accueilli avec
beaucoup d'enthousiasme les premières fuites dans le
toit». Trouvera-t-il la volonté de rebondir?
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