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Le
débutant du titre s’appelle Paul Mirot. Le premier
chapitre traite de son enfance à la campagne, mais le reste
du roman raconte ses débuts dans la vie, d’où le titre.
À vingt ans, encouragé par son ami Jacques Vaillant, Mirot
devient journaliste au Populiste, à Montréal. Il y
découvre bien vite que les journalistes sont souvent
ignorants et préfèrent encenser les gens au pouvoir plutôt
que de donner leur opinion véritable.
Mirot et Vaillant sont des libéraux qui souhaitent
faire entrer le Québec dans la modernité, des
libres-penseurs qui jugent sévèrement la suprématie du
discours religieux et la censure qu’il engendre, des
hommes cultivés et avides de vérité qui déplorent
l’ignorance et l’hypocrisie de leurs contemporains. Un jour, ils laissent Le Populiste pour Le
Flambeau, un journal à la mesure de leurs idéaux, où
ils peuvent s’exprimer librement. Mais leurs idées sont
vite jugées impies par les bien-pensants, et le journal est
brûlé par des fanatiques religieux. Plus tard, une campagne électorale leur donnera la pleine
mesure de la bêtise ambiante. Parallèlement, Mirot vit un
grand amour avec la cousine de Vaillant, Simone Laperle, qui
l’adore mais refuse de l’épouser. Là encore, la morale
catholique, qui interdit les relations hors mariage, aura
raison de Mirot. Triste
et déçu, il choisira le pays de la liberté et s’exilera
aux États-Unis.
résumé
préparé par Josée Bonneville.
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