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Douze chapitres à la prose exclamative et
grandiloquente. Beaucoup de dialogues, l'auteur se complaisant à
faire parler les habitants de la forêt de manière... habitante
(pourquoi écrire «gas» et non «gars»?). Des descriptions de la
nature. Le narrateur parle du «sang indien» de manière
condescendante. Il apprivoise un ours, mais ce n'est pas amusant,
rien n'est amusant parce que le narrateur est maintenant vieux,
seul, désabusé et sans entrain. On sait dès le début que ça
finit mal, on sait dès le début qu'ils vont se matcher, lui et
Adèle, tout ce qu'on se demande est : est où, la pogne? Il y a
bien une première explication qui nous passe par la tête, mais le
travail du romancier est d'aller au-delà du cliché, non? Non. Les
jours sont longs et ce n'est pas ce livre qui aidera à les faire
passer plus vite. On note : «se mettre martel en tête», «Quand
les ours seraient ouachés», «appétence physique», «une
déclivité du terrain» et «boète» -«pâtée pour les
pourceaux», dit le glossaire à la fin de l'édition originale.
Dans ce cas, on note aussi: «pourceaux» (Larousse : n.m.
(lat. porcellus). Litt. Porc).
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