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Les jours sont longs - Harry Bernard - 1951

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À vingt-cinq ans de distance, un homme raconte les quelques saisons qu'il a vécues en forêt, dans un lieu qu’il ne nommera pas, pour préserver les habitants qui ont éprouvé avec lui de bien pénibles drames. C’est parce qu’il fuyait une amoureuse que ce citadin est allé se réfugier loin de toute civilisation. Conseillé par Amédé et sa famille, il s'est construit un abri aux abords d'un lac frétillant de poissons, où abondait le gibier. Puis le narrateur s'est progressivement infiltré dans la famille du métis. Un peu, beaucoup pour la fille Adèle, qui couvait une tragédie dont les protagonistes étaient loin de se douter.

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Répertoire numérique du fond Harry-Bernard (HTML)

À notre avis :

Douze chapitres à la prose exclamative et grandiloquente. Beaucoup de dialogues, l'auteur se complaisant à faire parler les habitants de la forêt de manière... habitante (pourquoi écrire «gas» et non «gars»?). Des descriptions de la nature. Le narrateur parle du «sang indien» de manière condescendante. Il apprivoise un ours, mais ce n'est pas amusant, rien n'est amusant parce que le narrateur est maintenant vieux, seul, désabusé et sans entrain. On sait dès le début que ça finit mal, on sait dès le début qu'ils vont se matcher, lui et Adèle, tout ce qu'on se demande est : est où, la pogne? Il y a bien une première explication qui nous passe par la tête, mais le travail du romancier est d'aller au-delà du cliché, non? Non. Les jours sont longs et ce n'est pas ce livre qui aidera à les faire passer plus vite. On note : «se mettre martel en tête», «Quand les ours seraient ouachés», «appétence physique», «une déclivité du terrain» et «boète» -«pâtée pour les pourceaux», dit le glossaire à la fin de l'édition originale. Dans ce cas, on note aussi: «pourceaux» (Larousse : n.m. (lat. porcellus). Litt. Porc).

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