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Gros
livre de 36 chapitres, juste ce qu'il faut de descriptions. Un
petit malaise en commençant parce qu'on ne ressent pas les
antagonismes exprimés entre les personnages, on sent que selon le
plan, Untel doit se méfier d'Untel. L'auteur utilise une
profusion d'expressions imagés, d'exagérations et de
comparaisons (parfois absurde) pour faire sourire le lecteur. Les
personnages, dont quelques-uns utilisent un langage gras,
évoluent dans un monde où les rapports sociaux sont entièrement
dictés par l'argent, où règne la malveillance (si Ange-Albert
est encore ami avec Florent, c'est qu'il ne lui a jamais emprunté
d'argent), la paresse, la rapacité et l'incompétence. Au
village, le maire pratique la corruption séculaire. Quant à
l'infidélité, elle n'est problématique que lorsqu'on se fait
pogner (l'auteur a finit d'écrire Le matou en 1980) et
l'homosexualité est quelque chose d'encore très louche.
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