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Vingt chapitres d'inégales
longueurs, écrits au passé, deux narrateurs-acteurs. Le premier
est l'avocat, François Chevalier, qui tâche d'élaborer une
défense d'aliénation, mais qui ne réussira jamais à comprendre
l'esprit du monstre. Il va où a vécu son client, rencontre les
acteurs-clés de la vie du Monstre, bref, il reconstitue son
histoire. Parallèlement à ce récit, le Monstre nous livre son
point de vue, plus intime. C'est prenant (voire troublant, parce
qu'on s'attache au Monstre et on ne veut pas de l'avant-dernier
chapitre), très bien écrit, mais peut-être quelque peu larmoyant
vers la fin (il y a deux domaines dans lesquels un Québécois n'est
pas crédible : le soccer et la guerre). On note : «Il semblait un
homme libre, pour ce que ça voulait dire. Un mercenaire est aussi
un homme libre.» et : «Donnez-lui une arme et vous en faites un
monstre. Déclarez la guerre et vous aurez des centaines, des
milliers de monstres. C'est ainsi. Alors? Il faut dire non à la
guerre? Mais alors il faut aussi dire non aux voitures neuves et à
la chirurgie esthétique.»
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