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Roman à la prose alambiquée,
Prochain épisode présente le spectacle d'une âme
qui se désagrège devant nous. Renonçons au défi de résumer
cette oeuvre : un narrateur, du fond de sa cellule et à
la façon des plus grands-mauvais films d'espionnage,
fabule ses véritables désenchantements. Désenchantements
reliés à la cause nationale, à la Femme, à la
croyance en la victoire sur l'invisible main qui contrôle
tout (ici personnifié par H. de Heutz alias Carl von
Rynolt alias François-Marc de Saugy). Dès le début,
Aquin met en garde le lecteur, ou plutôt le met sur une
fausse piste, l'avertissant qu'il «jette de la
poudre de mots plein les yeux» : «Je farcis la
page de hachis mental, j'en mets à faire craquer la
syntaxe». Pressentant, quinze ans à l'avance, la
première défaite référendaire, Aquin écrit ce roman
pour nous dire que, s'il nous a bien compris, on lui dit
: «À un Prochain épisode».
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